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Bars des grands hôtels

  • Une coupe de champagne au W

    24782478.jpgLes baies vitrées sont largement ouvertes sur la vallée de Bagnes, en dessous de Verbier. Il a fallu cette pluie d'orage pour redonner un peu de fraîcheur. L'ambiance sonore est assurée par un DJ que personne ne semble voir ni même écouter. Le comptoir se dresse au fond de ce vaste parallélépipède où le jeu des cubes au plafond, des abats-jours suspendus, de couleurs diverses dans un camaïeu de bruns fini de créer un volume complexe. Au sol des dalles noires font une large bande le long de la baie vitré ouverte sur de hautes loggias. Le reste du sol, un parquet de bois, est presque entièrement caché par de profonds canapés habillées de cuir marron ou de peluche. Là dessus, rajouter des batteries de coussins, des pouffes de couleur rouge. On nous apporte deux coupes de champagne Roederer. Je finis de cerner le décor. Sur trois murs, sauf celui du DJ entièrement noir, une sorte de fresque faite de lamelles oranges et blanches. On ne la voit pas tout de suite, elle rappelle discrètement une chaîne montagneuse avec ses sommets blanchis. Ajouter des amuse-gueules, chips et fèves craquantes au wasabi...partout de loin en loin, des boites vitrées sont posées, comme autant de lanternes. Ce sont peut-être celles-là qui diffusent cet étrange parfum qui flotte dans l'air, une ambiance propre à l'hôtel. Je l'avais déjà remarqué cet après-midi en passant.

    bar du W, Verbier
    n°49
    21 juin 2017

  • Une coupe de champagne au Dandolo

    danieli.jpgA la nuit tombée, après avoir admiré les lucioles bleues de la Place St Marc qui ne sont que les attractions du moment je me rends au Danieli. Devant le comptoir du concierge a été tournée une scène du film Only you (1994) avec Marisa Tomei et Bonnie Hunt. Le bar n'est pas très loin sur la gauche. dans un décors mauresque s'élève un escalier à tapis rouge, il rejoint l'étage et ses coursives tendues de rouge. Six lustres vénitiens de belle taille et légèrement colorés éclairent la pièce où les fauteuils vont par deux ou par quatre, habillés de tissus doré ou bleu. Le bar lui-même est installé dans un renfoncement rouge, d'un ton moins soutenu qu'à l'étage. Un des côtés, vitré, avec de vieilles boiseries sculptées en sous-bassement est flanqué d'une cheminée de pierre ornée de sculptures, de tapisseries, dont l'âtre est plaquée de faïence à motifs verts sur fond blanc. L'éclairage est complété par des lampes à abat-jours dont les pieds sont des chinoiseries vert foncé avec oiseaux et dorures. Un pianiste vient compléter le tableau, il remplace avantageusement la musique de fond, et en plus il chante. C'est un peu comme si Elton John venait s'occuper de notre bien être, en toute simplicité; variations sur les airs de Casablanca et Besame Mucho que j'écoute jusqu'à la fin.

    bar du Danieli, le Dandolo, Venise
    n°48
    23 juillet 2016

  • Un jus d'ananas au Blue bar

    excelsior venise.jpgPar une chaude journée de fin juillet je pénètre dans le hall de l'hôtel Excelsior où la fraîcheur est la bienvenue. Laissant la réception sur la droite, mon regard est attiré par la luminosité de la mer. Je traverse le vaste salon qui se prolonge dans cette direction, me rendant au Blue bar, sur la gauche. L'endroit est également climatisé. Un comptoir semi-circulaire nous accueille, habillé de cuir bleu pâle. Dessus sont posés des verres, des bouteilles d'alcool et une large vasque argentée et dorée avec sa douzaine de bouteilles de champagne plongée dans de la glace pilée; cette même glace pilée qui sera servie avec du caviar à un client installé sur la terrasse en compagnie de ses enfants. En face du bar et au fond de la salle, près de la scène, des fauteuils en cuir bordeaux, des tables rondes -décor de faïence bleue et blanche. L'endroit a vu passer bien des têtes, il reste quelques photos accrochées aux murs: Kirk Douglas, Greta Garbo, Errol Flynn, Joan Fontaine, Ingrid Bergman, Rossellini. Je suis assis en dessous du portrait de Clark Gable...ensuite j'irai marcher sur le sable brûlant en contemplant l'Adriatique.

    bar de l'Excelsior, le Blue bar, Venise Lido
    n°47
    22 juillet 2016

  • Un cocktail au Peninsula

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    C'est à l'emplacement de l'ancien Centre international de conférences que j'ai rendez-vous, là même où Henry Kissinger est venu signer les accords de paix du Vietnam. A l'issue d'importants travaux le Peninsula Paris a été ouvert le 1er août 2014.

    L'entrée est ponctuée de deux lions de pierre (dans un style oriental) éclairés de rose, rappelant le Peninsula de Hong Kong. Une terrasse, un premier salon blanc et or où est installé un piano. S'y retrouvent les clients qui n'ont pu obtenir de place dans le bar contigu. Qu'importe, les tables sur la droite du salon blanc -arcades en anse de panier sur rue alternant avec des colonnes cannelées à dorures- nous conviennent parfaitement. Sol blanc immaculé et tapis à motifs gris-bleu de part et d'autre de l'entrée. Sur les tables sont jetées des nappes blanches ornées de discrets bouquets de roses. C'est là que je commande un cocktail de fruits. Cerise et cranberry, j'ai choisi moi-même les ingrédients mais sait-on composer des cocktails attractifs? Ici pas de fruit pour égayer le bord de mon verre. Passons. Nous rejoignons l'autre partie de la salle pour le repas -suprême de poulet et figues à la meringue pour moi- Le repas est délicieux avec, en fond, ce pianiste jouant des airs que l'on a plaisir à reconnaître.

    bar du Peninsula Paris, 19 avenue Kleber, M° Etoile

    n°46

    22 octobre 2014

  • Un jus de fruits rouges au Purple bar

    Hotel_du_collectionneur_Ex_Hilton_Arc_de_Triomphe_Paris_hotel-Paris-Hotel-Bar-1-215418.jpgLe hall de L'hôtel du collectionneur est immense, et le Purple bar se trouve immédiatement sur la droite. C'est un espace tout en longueur, éclairage mauve sous le comptoir, avec du carrelage noir en "lames de parquet". Entre les tables court une moquette grise à cercles dorés, bulles de champagne entrelacées. La salle, éclairée par de petits lustres de cristal, délimitée par des rideaux clairs tendus en portières masque en partie de petits salons avec canapés. Nous voilà installés à une table ronde, avec fauteuils sans accoudoirs d'où l'on peut observer à la fois le bar, les clients qui arrivent ainsi que les bouteilles installées dans de petites niches avec miroirs, derrière le comptoir. On m'apporte un cocktail de fruits, fraise et banane, délicieux et bu d'un trait.

    bar de l'hôtel du collectionneur: le Purple bar, 51-57 rue de Courcelles, M° Courcelles

    (n°44)

    19 novembre 2013

  • Une Pina colada à l´hôtel Ambassador

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    L'hôtel est ouvert, le bar également. Le réceptionniste et les serveurs ne parlent qu'anglais. La décoration contemporaine du bar est assez sobre. Comptoir de bois clair, mur gris ou pétrole, tables bleu pétrole ou vert pomme, cousins dans les mêmes tons. Sur les murs de grandes photos noir et blanc à la gloire de l'alpinisme et du ski. Je commande un coktail, réconfort après un après-midi de randonnée passé sous la pluie. Musique douce à laquelle se mêlent les conversations des clients. Une bonne soirée commence.

    bar de l'hôtel Ambassador, Zermatt

    (n°43)

    22 mai 2013

  • Un chocolat chaud a l'Alpen resort

    das-hotel-bei-nacht.jpg
    Par un après-midi nuageux nous arrivons à la réception dont le bar est attenant, dans une grande salle dont les boiseries sont au plafond. Une marmotte préside à l'accueil, au pied d'un pillier habillé de pierre du pays. Nous sommes servis sur de petites tables en verre installées près de la baie vitrée, face à la montagne que l'on devine plus qu'on ne la voit. Petits bouquets de fleurs blanches sur les tables, moquette bleu-nuit, fauteuils en cuir. L'accueil est sympatique et l'endroit confortable malgré le bruit lié aux travaux, comme dans toute la ville d'ailleurs et jusqu'au début de la saison touristique, en juin. 

    bar de l'hôtel Alpen resort, Zermatt

    (n°42)

    21 mai 2013

  • Un cocktail à la menthe au Red bar

    Je pénètre au 19 de l'étroite rue Caumartin, dans l'hôtel Athénée. Le bar a été décoré par Jacques Garcia, l'architecte d'intérieur des restaurants, des hôtels et des bars. Voilà une enfilade de petits salons avec tableaux et cadres dorés. Ils prolongent l'entrée et débouchent sur un comptoir discret et une officine où sont préparées les boissons. Je m'installe dans un canapé moelleux, entouré de tentures à reflets gris et mauves et garni de coussins grenats dans une atmosphère d'opéra. Je commande un cocktail, passable, qui tarde à arriver. La personne qui assure à la fois la réception et le service est charmante, on lui pardonne.red bar.jpg 

    Bar de l'hôtel Athénée: le Red bar, 19 rue Caumartin, M° Havre-Caumartin

    (n°40)

    27 mars 2012

  • Un rubis en plein ciel

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    Ayant rejoint le bar du Raphaël on nous propose de monter sur la terrasse, au 7ème étage. Nous rejoignons l'endroit grâce au plus bel ascenseur de Paris et nous installons à une petite table, à gauche. De l'arc de triomphe doré de soleil et crépitant des flash des touristes où notre regard s'attarde jusqu'à Montmartre sur fond de ciel bleu et rose, jusqu'à la tour Eiffel sur la droite, il fait bon prendre l'air. De la ville monte une douce rumeur. Je commande un Rubis, cocktail de fruits rouges où le goût de la framboise domine. Au delà de la terrasse bordée de buis taillé de frais, la ville s'étire au soleil couchant.

    Bar du Raphaël: Les jardins plein ciel, 17 avenue Kleber, M° Etoile

    (n°39)

    29 septembre 2011 

    http://www.raphael-hotel.com/

  • Un framboisia au Lutétia

    p038.jpgPour les fêtes de fin d’année le Lutétia s’est paré de mille feux. En pénétrant dans le salon principal, celui du bar, redécoré pour l’occasion, je retrouve l’atmosphère feutrée de ma première visite. Le pianiste n’est pas encore arrivé mais toutes les tables sont déjà occupées. Nous sommes invités à patienter au bar avant que l’une d’elles ne se libère. Ensuite on nous installe près du piano. Je déguste longuement un cocktail à la framboise tandis que dans un salon tout proche on devine une réception d’où fusent les applaudissements.

    Bar du Lutetia, 45 boulevard Raspail, M° Sevres-Babylone

    (n°37)

    9 décembre 2010

    * du 1er décembre 2009 au 31 décembre 2010 l'hôtel Lutétia célèbre ses 100 ans.

    http://lutetia.concorde-hotels.fr/fr/

  • Un Virgin colada au Plaza Athénée

    plaza athenee.jpgPremière visite dans ce cinq étoiles (une catégorie créée en France le 1er janvier 2009). En pénétrant dans le vaste hall nous cherchons le bar, on nous y conduit. En chemin on aperçoit la cour intérieure colorée des stores rouges, caractéristiques du palace. Nous arrivons au bar du Plaza, dans son écrin de boiseries, où tout ici semble orienté vers le futur (depuis le miroir de la cheminée, avec inclusion d’image simulant un feu de bois, jusqu’à la carte des boissons présentée sur écran). Je choisis un cocktail sans alcool, mon Virgin colada (mélange de lait de coco et d’ananas) est servie sur des tables basses autour desquelles s’organisent des fauteuils en cuir noir, face à des alcôves tapissées de velours gris, tissu qui recouvre également les banquettes. La partie centrale est dominée par une hotte géante d’où descend une lumière bleue. Sous cet éclairage on distingue mal le tapis à damier multicolore où courent des lignes oranges et les tables « hautes », plus loin, surmontées de petits lustres bleus.

    Bar du Plaza Athénée, 25 Avenue Montaigne, M° Alma-Marceau

    (n°36)

    17 août 2010

  • Un cocktail de fruits frais à l'hôtel Mont Blanc

    hotel mont blanc.jpgNous avons déniché l’hôtel Mont Blanc allée du Majestic, à Chamonix. C’est là que nous décidons de faire halte, nous passons notre commande: thé fumé et cocktail de fruits, installés dans un élégant salon près de la réception; les fenêtres donnent sur la massif du Mont Blanc. De hauts rideaux bruns, avec ramages sur le revers, les encadrent. Nous choisissons des Chesterfield, face à la cheminée de marbre blanc; le miroir qui la surmonte reflète les montagnes. On apporte bientôt notre commande: de minuscules meringues accompagnent nos boissons. Mon cocktail est à la pomme et au kiwi et le bord du verre, saupoudré de sucre, est parfumé à la rose.

    Bar de l'hôtel Mont Blanc, 62 allée du Majestic, Chamonix (Haute Savoie)

    (n°35)

    26 mai 2010 

  • Un jus d'abricot à l'Holiday Inn

    Je me suis arrêté hier à l’hôtel Holiday Inn Paris qui s'est ouvert le 1er décembre 2006. Installé porte de Clichy il m’a permis de faire une halte pour me rafraîchir après une bellehotel bars.jpg après-midi de printemps. Malgré ses quatre étoiles, l’hôtel a négligé la conception de son bar. Quelques canapés jetés là, des tables basses, des écrans télé, mais pas de fleur ! En fait ce bar ne possède aucun des raffinements que l’on trouve habituellement dans ce type d’établissement. Pas la moindre orchidée et les bouteilles du bar, au comptoir argenté, semblent abandonnées le long du mur noir et lisse en arrière plan.

    Bar de l’hôtel Holiday Inn Paris, 2 rue du 8 mai 1945, M° Porte de Clichy

    (n°34)

    18 avril 2010

  • Un Margarita fraise au Vendôme

    imgh-hotel-vendome-paris.jpgAu Vendôme où la décoration a été repensée, on est désormais accueilli dans un ensemble de boiseries gris pâles et moquette rayée grise. Les chaises sont habillées en pied de poule noir et blanc avec coussins roses. Les chaises, ainsi que les canapés de velours gris encadrés de rideau de satin du même ton, s'organisent autour de tables noires et rondes où l'on nous apporte les cocktails accompagnées de chips violettes. Seul le bar en acajou qui, lui, semble immuable, flanqués de ses tabourets de cuir cloutés, apporte une touche chaleureuse dans cet univers un peu froid.

    bar de l'hôtel Vendôme

    (n°33)

    18 février 2010 

  • Un Aphrodite au Crillon

    crillon.jpg

    Au Crillon la quiétude succède au tumulte de la place de la Concorde. Les travaux sont terminés depuis mon dernier passage et le bar a été refait à neuf. Lorsqu’on entre dans ce lieu douillet où l’on compte seulement huit tables, on est tout de suite attiré par le comptoir habillé d'éclats de miroirs, c’est autant de facettes pour accrocher la lumière. La touche dominante est le rouge, celui de la moquette, des tabourets, des fauteuils en bois et velours, rouge-sang, du grand bouquet de fleurs trônant sur le comptoir ; le tout entouré de boiseries sombres. Deux lustres aux feuilles de cristal éclairent la pièce. La musique sourd des haut-parleurs, il n’y a personne au piano. Je commande un cocktail de fruits (jus de pêche, boisson d’airelles, nectar d’ananas et sirop de rose) c’est le parfum de rose qui domine.

    Bar du Crillon, 10 Place de la Concorde, M° Concorde

    (n°32)

    16 février 2009

  • Un chocolat à l'hôtel de Buci

    06_buci_16.jpgParce qu’il fait froid et que notre café favori, les deux magots, est bondé nous pénétrons dans un hôtel rue de Buci. Le hall est désert, on s’installe sur la gauche, au fond du bar, près de la verrière qui éclaire le comptoir de la réception, dans des fauteuils en cuir. Ici pas de musique, une lumière additionnelle diffusée par de petits abat-jour rouges accrochés au mur, éclaire des tables années 30. D’où l’on se trouve, on peut observer la rue et les passants frigorifiés. Il fait bon attendre les chocolats commandés mais le service est long et ils seront servis tièdes.

    Bar de l’hôtel de Buci, 22 rue de Buci, M° Saint Germain-des-prés

    (n°31)

    1er février 2009

    http://www.buci-hotel.com/

     

  • Un cocktail de fruits rouge au Boscolo Hotel

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    Le Boscolo Hotel est installé Via Veneto, à Rome. Passé le hall, et derrière une discrète portière, je découvre un grand salon blanc pratiquement dépourvu de mobilier. Il a un air désuet avec ses fresques représentant la vie mondaine de l'entre deux guerres, frivole et élégante, ses lustres de cristal et d’or éclairant des canapés rouges, des tables basses et des abat-jour disparates. Dans un angle un piano noir est surmonté d’une vasque rouge débordante de fougères et d’orchidées. Je commande un cocktail de jus de fruits rouges, agrémenté de délicieux toasts au jambon, au fromage et aux artichauts.

    Bar du Boscolo Hotel : The Cadorin

    Via Veneto, Rome

    (n°30)

    16 septembre 2008

    http://www.boscolohotels.com/

  • Un St Barth au Café 221

    2016280463.jpgPassé le hall, il faut rebrousser chemin pour découvrir le bar du Royal St Honoré dont les baies vitrées donnent sur la rue du même nom. C’est un lieu agréable aux tons dominants rouges et verts : rouge pour les murs, les stores et les fauteuils, vert pour les banquettes. Le bar est habillé d’acajou et rappelle les boiseries. L'endroit est désert, je commande un St Barth, cocktail à base de banane, d’ananas, de crème de coco et de sirop de grenadine, je ne suis pas déçu.
     
    (n°29) 
    Bar de l'hôtel Royal Saint Honoré: le Café 221, 221 Rue St Honoré, M° Tuileries
    1er août 2008
    http://www.hotel-royal-st-honore.com/

  • Terre natale à l'Angl'Opéra

    1d9f22ba7b3adaa0a6875ce06c54f5fb.jpgAu 39 Avenue de l’Opéra, l’hôtel Edouard VII se fait discret. Passé le hall et son lustre façon cristal de Venise, l’Angl’Opéra apparaît derrière son rideau rouge. Le bar entièrement décoré de boiseries d’acajou est rehaussé de touches de couleurs : les vitraux à l’arrière du bar et des petites lampes bleues du comptoir. Les tabourets face au bar sont soigneusement alignés, alternant leurs couleurs. L’ambiance décontractée ne suffit pas à compenser les cocktails de jus de fruits. Le mien appelé Terre natale est fade. Quant au restaurant qui semble avoir affiché un menu végétarien, il ne me tente guère.

    39, avenue de l'Opéra, M° Pyramides

    (n°28)

    23 janvier 2008

    http://www.edouard7hotel.com/ 

  • Un Virgin Apple au Lucien

    88e1ff62d773d4d6b41008fcddb483b4.jpgUn carton signé Lurçat aurait pu inspirer les motifs chaleureux du tapis d’escalier qui mène au bar du Fouquet’s Barrière. A l’étage on découvre une salle tout en longueur où l’effet de couloir est cassé par la juxtaposition de volumes et de styles : courbe pour l’entrée du restaurant immédiatement à gauche, rayonnages de bibliothèque à droite. On devine la cour intérieure, et une terrasse, par une large baie vitrée -  L’allée qui mène jusqu’au comptoir, relégué au fond de la salle, est habillée au plafond de faux voilages en stuc d’où s’échappe une lumière orange ; l’éclairage est complété par d’élégants tubes translucides posés près des verres des clients. Ici mieux vaut arriver à la bonne heure pour obtenir une table, et à défaut un cube rouge inconfortable. La couleur prune des canapés se retrouve sur les fauteuils. Elle s’harmonise avec la moquette à entrelacs de feuillages verts, mauves et violets. Je commande un Virgin Appel (jus de pomme, jus de citron, sirop de pomme verte et limonade) et la table est vite remplie par les amuses gueules. Les conversations couvrent la musique de fond dans une ambiance décontractée.

    (n°27)

    Bar du Fouquet’s Barrière : le Lucien, 46 avenue George V, M° George V

                                                                                                                                                28 novembre 2007

    www.fouquets-barriere.com

  • Un jus d'ananas au Golden black bar

    medium_wgolden_black_bar.2.jpg

    De prime abord on trouvera peut-être le bar de l’hôtel Concorde exigu, sombre et sa décoration surannée mais l’ambiance y est franchement décontractée. Les murs laqués noir et la moquette léopard font leur petit effet pour peu qu’on débarque à une heure creuse mais ce soir il y a foule. On parle anglais autant pour se faire comprendre des autres clients que du serveur. Le faible éclairage des spots renvoi tout ce petit monde vers l’extension vitrée ; les clients s’y pressent une bière à la main, observant les Parisiens pressés, face à la pittoresque façade d’un Macdonald. Ici pas de musique, l’écran d’un téléviseur est allumé dans un angle et diffuse un match de rugby. D’ailleurs la carte du bar a prévu des cocktails alcoolisés pour la Coupe du monde.

    (n°26)

    Bar de l’hôtel Concorde Saint-Lazare: le Golden black bar, 108 rue Saint-Lazare; M° St Lazare

    18 octobre 2007

    www.concordestlazare-paris.com

     

  • Un Vert bocage à l'hôtel Lotti

    medium_lotti_bar.jpgL’hôtel Lotti est un établissement méconnu. Ouvert depuis 1910, il s’enorgueillit de proposer 164 chambres, dont 44 récemment ouvertes dans une nouvelle aile. Je rejoins le bar  installé près de l’accueil dans une salle rectangulaire surmontée d’une verrière peinte. Au fond, le comptoir couleur chêne est encadré de peintures de la royauté française; les bouteilles rangées à l’arrière sont surmontées d'un miroir. Les clients accèdent ici par trois entrées encadrées de portières à ramages. Au centre de la pièce, une table rectangulaire à plateau de marbre et surmontée d’une urne débordante de feuillages et d’arums souligne les proportions du lieu. Les tapis disposés à la périphérie organisent autant de conversations intimes autour de tables basses agrémentées de canapés et de fauteuils profonds aux tons verts ou oranges. Dans un angle, le piano est resté silencieux tandis que je commende un vert bocage, cocktail composé de jus de pomme, abricot, citron et parfumé à la menthe.

    bar de l’hôtel Lotti, 7 Rue de Castiglione, M° Tuileries

    (n°25)

    août 2007

    www.hotel-lotti-paris.com 

     

  • Un pamplemousse pressé à l'hôtel Château Frontenac

    medium_Hotel-Chateau-Frontenac.jpgDepuis le hall de l’hôtel, l’épaisse moquette court jusque sur les marches qui mènent au bar. Deux salles contiguës s’offrent au regard, décorées de boiseries couleur chêne. Dans la première est installé le comptoir : c’est une sorte de vaisseau arrondi dont la forme est soulignée par le repose-pied en cuivre. De larges rideaux verts occultent l’activité de la rue Pierre Charron ; des bouquets de fleurs peintes décorent les murs de la seconde salle. On s’installe près de petites tables régences à plateau de verre. Les fauteuils à motifs de velours vert sont disposés sur une moquette à entrelacs de feuilles écrues et turquoises sur fond marron qui rappellent encore ces tons automnaux. On lève les yeux sur des lustres en bronze doré qui ont, eux aussi, un aspect de feuillages. Quant au fond sonore, il est dominé par la musique des années 60.

    bar de l’hôtel Château Frontenac, 54 rue Pierre Charron, M° George V ou Franklin Roosevelt

    (n°24)

    10 juillet 2007

    This luxury hotel is a quiet and comfortable place, near les Champs Élysées and Avenue George V, for have a drink after shopping and museums.

    www.hfrontenac.com 

     

  • Une coupe de champagne au Terrass Hôtel

    medium_terrass_hôtel.jpgLorsque Edmond Hurand achète un terrain sur la butte Montmartre en 1909, c’est pour y faire bâtir un hôtel de 120 chambres ainsi qu’une terrasse avec vue sur le nord-ouest de Paris. Réquisitionné par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale puis par l’État-major de l’Armée américaine, l’hôtel vit avec la légende d’un trésor caché dans ses caves. Après la Guerre, Colette, Michel Simon et Pierre Brasseur l’ont fréquenté. L’hôtel possède désormais 98 chambres luxueuses ainsi qu’un restaurant, Le Diapason.

    Dès la réception, je suis accueilli par un air de Chopin. Je découvre les derniers travaux d’embellissement, des boiseries vitrées à stores blancs isolent désormais le bar du salon attenant. L’atmosphère lounge se retrouve dans les fauteuils en cuir marron à longs accoudoirs carrés flambant neuf. Les tables sont éclairées par de hautes lampes à abat-jour carrés, en toile noire qui laissent transparaître des tons jaunes. L’habillage de moquette bleu nuit piquée de blanc se retrouve sur les tabourets de bar sagement alignés le long du comptoir. Le bar est désert et la cheminée éteinte. Un serveur apporte de petits toasts avant de servir le champagne commandé puis il s’éclipse. Une musique d’ambiance a remplacé le pianiste. Les flammes vacillantes de hautes bougies décorent les tables.

    bar du Terrass Hôtel, 12-14 rue Joseph de Maistre, M° Place de Clichy

    (n°23)

    21 juin 2007

    www.terrass-hotel.com

    Built in 1909 by Edmond Hurand, the Terrass Hôtel is one of the famous places in Montmartre. The bar has been recently designed.


  • Un Aztèque aux Jardins du Marais

    medium_hotelMarais.3.jpgA deux pas du Cirque d’hiver, au 74 de la rue Amelot, un immeuble discret abrite le hall et la réception, manière art déco, de l’hôtel Les Jardins du Marais. La décoration soignée –contraste de granite noir au sol avec les murs blancs- est le leitmotiv de cet aménagement. Le vestibule (ou lobby) s’étire jusqu’à la salle de restaurant, déclinant du velours parme sur un mur capitonné. Une banquette du même ton, des tables de verre puis des chaises en plastique transparent ou en tissu vert-mousse façon jacquard signés Stark, permettent d’y prendre un verre. La salle de restaurant en contre-bas est dominée par un triptyque – une femme en robe noire, tenant un lévrier noir sur fond mauve- Il fait assez doux pour délaisser le bar au profit de la ruelle aménagée en jardin. Des oliviers, des palmiers et des hortensias sont disposés non loin des tables en verre et des parasols blancs. Dans une ambiance décontractée les clients de l’hôtel passent entre les consommateurs attablés pour rejoindre un des neuf bâtiments rénovés entre 2004 et 2005. Chacun d’eux porte un nom qui rappelle Paris et sa culture : Eiffel, Ravel… Seul le cocktail (sirop de chocolat, jus d’ananas et noix de coco) dénote un peu.

    bar de l’hôtel Les jardins du Marais, 74 rue Amelot, M° St Sébastien Froissart

    (n°22)

    18 juin 2007

    http://www.venere.com

     

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