2017

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Littérature - Page 2

  • Le fauteuil hanté

    Le fauteuil hanté: Roman humoristique de Gaston Leroux (1909) dans lequel il se moque de l'Académie française. Rien ne va plus lorsque , pour la deuxième fois, un candidat au fauteuil laissé vacant par Mgr. d'Abbeville s'écroule en pleine salle de réception. Hyppolyte Patard, secrétaire perpétuel, est bien en peine de lui trouver un successeur...

    article rédigé pour Le Petit Michel, ed. Publibook, 2009

    adaptation du roman par Claude Chabrol diffusée le mercredi 24 mars 2010 à 20h35 sur France 2 avec Michel Duchaussoy, Pierre Vernier, Michaël Lonsdale.

  • A l'heure du Salon du Livre 2010

    Un démarrage difficile pour Le Petit Michel, mon dictionnaire publié aux éditions Publibook. Ce sont plus de 150 articles sur le cinéma (Catherine Deneuve, Leslie Caron, Fanny Ardant...), la littérature, l'architecture et de nombreux autres thèmes. Mon éditeur sera représenté au Salon du Livre 2010 à Paris mais vous ne m’y trouverez pas pour les dédicaces. Malgré un excellent article signé William Réjault dans le Post, article intitulé Le livre dont il est le héros, les ventes n’ont pas véritablement décollé. Vous pouvez consulter Le Petit Michel sur le site de Publibook.com (les 18 premières pages) ou bien sur Google livres (jusqu’à 32 pages) pour vous faire une opinion. Vous pouvez passer commande directement sur Publibook, Amazon.fr, à la Fnac ou en librairie (attention aux délais de livraison). Bonne lecture et à bientôt pour vos commentaires.

     

    Michel LAURENT

  • Le premier article

    Un article élogieux signé William Rejault est paru le 19 janvier sur Le Post. Le journaliste a été visiblement agréablement surpris par l'ouvrage. Il lui consacre quelques lignes, ne ménageant pas ses efforts pour faire connaître Le Petit Michel sous un titre prometteur: Le livre dont il est le héros.

    http://www.lepost.fr/article/2010/01/19/1894739_le-livre-dont-il-est-le-heros_0_3354492.html#reactions 

  • Le Petit Michel

    Mon dictionnaire, le Petit Michel vient d'être publié aux éditions Publibook

    http://www.publibook.com/boutique2006/detail-4726-PB.html

    les principaux thèmes traités sont la littérature, le cinéma et l'architecture.

    Comme l'a écrit Bernard Pivot, c'est une sorte de journal intime où l'on retrouve les choses et les gens qui m'ont marqué.

    Le petit Michel, ed. Publibook, 92 pages, 10€

    L'ouvrage peut être commandé sur internet (compter frais de port en supplément) ou bien en librairie.

    Michel LAURENT

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  • ...et comment j'ai finalement trouvé un éditeur

    Écrire, puis démarcher des éditeurs (ils sont légion) et n’obtenir en retour qu’une réponse invariablement négative peut être mal vécu. J’en ai fait l’expérience depuis que, après la publication d’un premier texte chez un petit éditeur de province, j’essuyais des refus en grand nombre. Je finis par me dire qu’il ne fallait pas subir et qu’être publié devait aussi être le fruit d’une démarche positive. Aussi, passant outre les formules du genre « vos textes sont intéressants mais ils ne correspondent à la ligne éditoriale de notre maison », je décidai de définir ma propre ligne éditoriale. Abandonnant provisoirement les nouvelles que je me promets de publier, je suis revenu à la charge avec mon dictionnaire, le Petit Michel, celui qui n’avait aucune chance selon certains. Mon ouvrage, aux thématiques multiples (cinéma, littérature, architecture…), ne s’enferme pas dans le genre. C’est moi qui décide de mélanger les biographies d’actrices, les notes sur des romans, l’évocation de lieux qui me tiennent à cœur. C’est moi qui souligne ce qui m’intéresse et le met en exergue.

     

    Ma rentrée littéraire sera donc pour l'automne 2009... 

  • Kéraban-le-têtu

    A la suite d’un entêtement stupide - Kéraban refuse de payer une nouvelle taxe perçue pour la traversée du Bosphore – un groupe de personnes est amené à faire le tour de la mer Noire d’Ouest en Est. Les pérégrinations se succèdent et l’intrigue bien ficelée tient le lecteur en halène jusqu’à la dernière page. Bien sûr il n’appartient au peloton de tête des romans phares de Jules Verne mais Kéraban-le-têtu est un livre attachant où il a su croquer de véritables caractères avec un peu de l’humeur du moment. Monsieur Verne était en froid avec son épouse à la suite d’un voyage qu’ils avaient effectué en Méditerranée ; s’en suivent des remarques incisives sur l’état du mariage et sur les épouses en général. Il reste en fin de lecture le contentement d’un voyage mouvementé dans une région peu décrite en littérature, hormis peut-être Odessa et le delta du Danube.

  • Thérapie

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    A l’heure où le fonctionnement des services de santé en France est critiqué à la suite de deux « affaires » inquiétantes, je songe à Thérapie, un roman humoristique signé David Lodge. Il décrit avec drôlerie et sans concessions le système de santé en Grande Bretagne dans ce qu’il a eu de pire tout en nous livrant le meilleur de la littérature anglaise.

  • Orgueil et préjugés

    En rédigeant First impressions, la première mouture d’Orgueil et préjugés, Jane Austen n’en est pas à son coup d’essai. Elle a déjà commis un roman épistolaire : Love and friendship/Amour et amitié ainsi que Elinor et Marianne, première version de Sense and sensibility/Raison et sentiments

    Dans la famille Austen, il n’y a rien d’exceptionnel à écrire. Son père est tout à ses sermons, sa mère compose des vers et ses frères des essais. Chez eux, on se moque volontiers des romans sentimentaux dont regorgent les bibliothèques de prêt. First impressions est refusé en 1797 et Jane part vivre à Bath –une ville qu’elle n’aime pas- avec sa famille ; là, elle écrit moins. La mort de son père met, en 1805, sa famille dans une situation financière délicate. First impressions est remanié pour devenir Pride and prejudice/Orgueil et préjugés. Le roman est enfin accepté, il est publié en 1813, deux ans après Sense and sensibility.

    L’œuvre de Jane Austen ne cesse d’être lu, traduite et adaptée. Son plus célèbre roman, Orgueil et préjugés, a fait l’objet de nombreuses adaptations. Parmi les plus récentes, Coup de foudre à Bollywood (2004) est réalisé par Gurinder Chadha. En 2005, Joe Wright met en scène une nouvelle version où le rôle d’Elizabeth Bennet est tenu par l’actrice Keira Knightley

    Orgueil et préjugés/Jane Austen – 10/18, 369 pages

    Traduction par V. Leconte et Ch. Pressoir, préface de Virginia Woolf

  • les confessions 2/2

    1afc0787c8f1954d81cb6824f806193b.jpgJean-Jacques Rousseau revient à Paris, se fait payer son dû puis se voit chargé de reprendre au pied levé un opéra dont le livret est de Voltaire et la musique de Rameau. Il vivra d’ailleurs du métier de copiste, même après avoir remporté le concours sur Le discours sur les sciences et les arts. Dès lors il modifie son apparence afin d’être en accord avec ses écrits. Il compose un nouvel opéra, Le devin du village alors qu’il séjourne à Passy. L’œuvre est jouée sans aucune mention du nom de l’auteur. L’opéra est apprécié mais Jean-Jacques renonce à être présenté au roi, perdant ainsi l’occasion de percevoir une pension. Son malheur vient, dit-il, de ses amis : « mes amis m’auraient pardonné de faire des livres, et d’excellents livres, parce que cette gloire ne leur était pas étrangère ; mais ils ne purent me pardonner d’avoir fait un opéra, ni les succès brillants qu’eut cet ouvrage » Il se voit offrir un logement par Mme d’Épinay tandis que Voltaire part s’installer en Suisse. « Je n’ai commencé de vivre que le 9 avril 1756 » écrit-il alors à M. de Malesherbes en quittant Paris. Alors qu’il travaille à son roman Julie et qu’il en décrit le personnage principal, c’est à Mme d’Houdetot qu’il pense car il est tombé amoureux d’elle. Mais elle a déjà un mari et un amant. Survient la rupture avec sa protectrice, Mme d’Épinay, il quitte brutalement le domaine pour s’installer à Mont-Louis. Il trouve là une nouvelle âme charitable en la personne de la Maréchale de Luxembourg à laquelle il préfère bientôt son époux. Bien qu’il ait un logis, ils l’invitent à occuper le pavillon du parc de leur château. Jean-Jacques termine les ouvrages qu’il a commencés de rédiger avec la ferme intention de quitter le monde littéraire où les obligations lui sont une contrainte. On lui propose la rédaction de ses mémoires. Fin 1760 Julie (La nouvelle Héloïse) paraît, mais en trop petit nombre d’où les multiples contrefaçons. Parution du Contrat social. Parution de l’Emile et condamnation de l’ouvrage, ce qui le force à fuir vers la Suisse. A Môtier enfin il change de style et adopte une  tenue arménienne. Après la publication des Lettres de la montagne, il s’attire à nouveau la foudre des censeurs et de la population. Il risque l’excommunication mais l’affaire des pierres jetées dans son jardin le pousse à partir pour l’île de St Pierre sur le lac de Bienne où il n’aura que quelques mois de répit avant de devoir fuir à nouveau, seul et sans ses manuscrits.

    GF Flammarion 2004, livre VII à XII, 438 pages

    www.lettres.net/confessions/rousseau-online.htm

  • Comment mon dictionnaire a été refusé

    Depuis plusieurs années j’ai pris l’habitude de noter, au fil de mes lectures, les mots qui pouvaient être relevés. Je les ai classés par ordre alphabétique. J’ai cherché ou rédigé leurs définitions, pratiqué des renvois comme dans un immense jeu de l’oie. L’envie de parler de cinéma m’y a fait introduire des noms d’actrices, de réalisateurs. Cela a fait dire à un linguiste qui s’était penché sur mon micro-dictionnaire que j’avais mélangé les noms propres et les noms communs en dépit des règles habituellement pratiquées. Mais l’idée de plaisir dominant, j’ai persisté jusqu’à rechercher dans des romans lus par le passé des mots dont j’avais gardé un souvenir précis. J’envoyais un exemplaire de la première mouture à un ancien animateur d’émission littéraire qui eut la gentillesse de me répondre. Après son encouragement je me hasardais l’an passé au salon du livre, mon dictionnaire sous le bras. Les personnes rencontrées sur les stands ont été très claires sur ce point : n’étant pas connu, ce dictionnaire n’avait aucune chance de paraître.

    How my dictionary has been refused
    I went last year to the Salon du livre, in Paris, Porte de Versailles with my dictionary. I haven’t been published before (except for a short story). All I’ll put in my book will not be interesting for the readers, said the publishers, because your are not famous!

     

  • Impression de lecture 1

    Le propriétaire (John Galsworthy) 

    Soames Forsyte est amoureux de Irène, la fille d’une française rencontrée à Brighton. Malgré les encouragements de sa mère qui trouve en Soames un beau parti, Irène le dédaigne. Ils finissent par se marier mais elle se refuse toujours à lui et le mariage n’est pas consommé. Alors que son époux est à la recherche d’un terrain pour se faire construire une maison, Irène tombe amoureuse de Philipp Bossiney, l’architecte chargé du projet. Ce dernier fait parallèlement une cour assidue à June, la nièce de Soames. La découverte de la liaison adultérine d’Irène crée un début de scandale mais Bossiney meurt accidentellement, renversé par un fiacre. Irène finira par quitter son mari.

    Ce roman est le premier volume d’une série constituant la Saga des Forsyte. J’en avais commencé la lecture pendant l’été 1977. J’avais encore en mémoire l’excellente adaptation de la BBC qui avait été diffusée en 1972. Dans les ouvrages suivants on suit les parcours de Soames, époux délaissé et inconsolable, et d’Irène. Cette dernière choisira les bras du cousin Jolyon-le-jeune et qu’elle finira par épouser. Jolyon rachètera la maison de Soames où Irène s’installera. Elle passera là un merveilleux été en compagnie de son beau-père, Jolyon-le-vieux. Elle aura deux enfants avec son nouvel époux dont un fils, Jon, qui aura comme premier amour Fleur, la fille de Soames et d’Annette, une française. Jon partira se battre en Afrique du Sud et sera tué. Irène aura enfin un élan de tendresse envers son ancien époux mais Soames la repoussera. Il mourra accidentellement dans l’incendie de sa maison, en essayant de sauver les tableaux de sa collection de peinture.

    Le livre de poche 

  • Les confessions 1/2

    Jean-Jacques Rousseau est probablement le premier écrivain à pratiquer l’autofiction selon la définition de l’écrivain Serge Doubrovsky. Il rédige son autobiographie sans rien omettre des aspects intimes de son existence, il ne craint pas le ridicule et relate au plus près sa vie. Parfois il commet des erreurs involontaires dans la chronologie des évènements. Rousseau naît dans la Genève protestante en 1712 mais sa mère disparaît prématurément. Après une période d’apprentissage de la gravure où il préfère la lecture et les rapines au travail, il part pour l’Italie et se convertit au catholicisme. Il rencontre madame de Warens qui remplace en quelque sorte sa mère (il l’appellera Maman, en retour elle le nommera Petit). Après une série de voyages et des expériences diverses, il s’installe chez celle-ci. Elle partage alors son existence avec son apothicaire et va constituer avec Jean-Jacques un étrange ménage à trois. L’apothicaire meurt, Jean-Jacques qui a des problèmes de santé part faire une cure à Montpellier. Lorsqu’il revient, elle l’a remplacé dans son cœur par une sorte de bûcheron dont l’omniprésence finit par le faire fuir. C’est lors de son second voyage à Paris qu’il rencontre la noblesse de France et ses artistes. Sans ressources, il part pour Venise comme secrétaire de M. de Montaigu, ambassadeur de France. Leurs rapports se détériorent et Jean-Jacques quitte son emploi sans avoir été rétribué. L’inimitié de l’ambassadeur est compensée par l’excellente réputation dont il jouit alors.

    GF Flammarion 2003, livre I à VI, 423 pages 

  • Journal secret

    medium_malet.jpgLéo Malet meurt le 3 mars 1996 dans son HLM de Châtillon. L’avant-veille il avait remis à son ami Michel Marmin un Journal secret qui couvre la période du 9 août 1982 au 29 février 1984. Lorsqu’il en commence la rédaction, cela fait un an que Paulette Doucet est morte ; elle a été son épouse et inspiratrice depuis pendant plus 40 ans. De cette mort, il ne se remet pas, persuadé d’en avoir hâté l’issue en ayant eu avec elle un ultime rapport sexuel. Toutefois il entretient une liaison avec une femme mariée de 25 ans sa cadette, Christiane. Elle vit en Provence et cette liaison ne le satisfait pas non plus : ils se voient rarement et ne se parlent qu’au téléphone. Son impuissance physique est devenue sa principale préoccupation ; son œuvre est achevée et il n’arrive plus à écrire. Malgré l’importance de sa vie sociale –les déjeuners, les contactes permanents avec des journalistes, des réalisateurs, des éditeurs- il se sent abandonné, fini. Une activité intense gravite autour de son œuvre : rééditions, projets d’adaptations au cinéma, à la télé, interviews, photos. Il est à l’abri des contingences matérielles. Cependant l’aspect psychologique l’emporte sur le reste : s’il passe un moment agréable –avec ses amis journalistes ou écrivains- les symptômes de ses malaises disparaissent. Sitôt rentré chez lui la solitude l’assaille; malgré les visites de son fils, les coups de téléphone de sa maîtresse, il dit qu’il va se suicider, se « foutre en l’air » Et pourtant il va vivre encore 12 ans après la rédaction de ce journal.

    Les notes en annexe constituent une précieuse source d'informations sur les contacts, les projets et les lieux chers à Léo Malet; elles ont été rédigées par Michel marmin et Francis Lacassin.

    Fleuve noir 1997, 328 pages

    The secret diary of Léo Malet is a melting pot of sadly minds, intimate and sexual details and attempts to recover the creativity and sexual power.  

     

  • Les contre-feux de l'amour

    medium_wSwinburne_Algernon.jpgAfin d'éviter les visages affligés de la rentrée je plonge dans un roman de Swinburne. Il m’emporte avec la rame de métro dans une correspondance brillante. Peu à peu, dans l'Angleterre de 1861, je recompose l’intrigue de deux histoires d’amour contrariées (d’où le titre Les contre-feux de l’amour) A lire pour le style.

    Éditions de la Différence 1976, 204 pages

    In a brilliant exchange of love letters A.C. Swinburne leaves poetry for only one time: Love's cross currents.

  • L'art de la nouvelle

    medium_wMaugham.jpgLorsqu’on demande à Somerset Maugham de rédiger l’article définissant la nouvelle pour une encyclopédie d'un nouveau genre il refuse, donnant comme motif qu’il aurait une vision partiale, étant lui-même auteur. Il rédige cependant par la suite un texte sur le sujet et prend pour référence Henry James (avec qui il n’est pas tendre), Tchekhov, Maupassant et Katherine Mansfield, des auteurs dont la vie et l’œuvre sont intimement liés.

    Editions du Rocher 1998, 100 pages

  • L'Amérique au jour le jour

    medium_simone.3.jpgInvitée à présenter une série de conférences à travers les État-Unis, Simone de Beauvoir débarque à New York en janvier 1947. Avide de tout connaître, de tout étudier, elle alterne les visites de musées avec des lieux qu’elle considère comme authentiques : les bars, les asiles de nuit où gravite la fange populaire. Cette plongée au cœur de l’Amérique est pour elle le premier grand voyage de l’après-guerre. Elle s’émerveille de l a surabondance des produits offerts dans le Nouveau Monde (en comparaison avec l’Europe exsangue) Mais que va-t-elle apprendre de ce peuple ? Elle perçoit un culte de l’apparence encore inconnu chez nous. La nécessité quasi-maladive d’appartenir à un groupe, les codes vestimentaires des college girl lui paraissent étranges. Quant à la conscience politique, elle est totalement inexistante. Face à la désertion des esprits, l’importance des relais culturels est vitale. Elle brûle d’aiguiser ses arguments face à des intellectuels pétris d’antisoviétisme primaire (et ce, quelques années avant le maccartisme) Lors de son passage à Chicago, une première rencontre esquissée et maladroite avec Nelson Algren http://simonedebeauvoir.free.fr/colloques/wabansia.html (elle aura avec lui une liaison amoureuse et épistolaire de dix sept années), elle explore la ville avant de poursuivre ses conférences à travers le pays. Dans une des universités visitées, Darius Milhaud enseigne la musique. Elle continue à se déplacer en train. A travers son regard tout est motif à étonnement, que ce soit l’étendue démesurée des agglomérations, les lieux touristiques organisés à l’excès (les chutes du Niagara l’ont probablement déçue pour cette raison) Son statut de nouvelle célébrité, surtout ses liens étroits avec J.P. Sartre, lui ouvrent bien des portes. Sur recommandations, des personnes inconnues la veille deviennent des amis tout autant que des guides. A Hollywood c’est Annabella qui l’invite. Elle rencontre William Wyler, d’autres réalisateurs encore puis elle repart en bus. Cette fois-ci elle traverse les états du sud, d’ouest en est : le Texas sera le premier avec Alamo, San Antonio, Huston et ses puits de pétrole. A Savannah elle choisit de « débattre de la question noire aussi simplement que possible » bien qu’on le lui ait déconseillé. Comme dans beaucoup d’autres villes elle a visité les quartiers qui leur sont réservés. Après la visite de Charleston et de la Virginie, c’est le retour à New York. Elle y rencontre Miro, Chaplin. Elle ne manque pas de s’exprimer contre l’avis général sur le racisme car elle s’est forgé son opinion ; elle est allée là où aucun de ses détracteurs n’a voulu aller. Enfin elle explore le Nord-Est : Yale, Princeton, Philadelphie. A Boston elle visite La maison aux sept pignons http://www.jose-corti.fr/auteursromantiques/hawthorne.html qui a inspiré à Hawthorne son roman ; elle découvre également le lac de Walden, le livre de D.H. Thoreau http://www.jose-corti.fr/auteursromantiques/thoreau.html. Lors d’une dernière escapade à Chicago elle élude sa passion naissante pour Algren en visitant les abattoirs et quitte l’Amérique à la fin du printemps.

    Folio 2001, 536 pages

    For his first travel after the Second World War, Simone de Beauvoir went to the United States. She began to speak in conferences through the country. Attracted by the other side of the mirror, she met poor and black people. She had his version of racism and she wanted to debate with American intellectuals.

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