2017

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  • Une coupe de champagne au W

    24782478.jpgLes baies vitrées sont largement ouvertes sur la vallée de Bagnes, en dessous de Verbier. Il a fallu cette pluie d'orage pour redonner un peu de fraîcheur. L'ambiance sonore est assurée par un DJ que personne ne semble voir ni même écouter. Le comptoir se dresse au fond de ce vaste parallélépipède où le jeu des cubes au plafond, des abats-jours suspendus, de couleurs diverses dans un camaïeu de bruns fini de créer un volume complexe. Au sol des dalles noires font une large bande le long de la baie vitré ouverte sur de hautes loggias. Le reste du sol, un parquet de bois, est presque entièrement caché par de profonds canapés habillées de cuir marron ou de peluche. Là dessus, rajouter des batteries de coussins, des pouffes de couleur rouge. On nous apporte deux coupes de champagne Roederer. Je finis de cerner le décor. Sur trois murs, sauf celui du DJ entièrement noir, une sorte de fresque faite de lamelles oranges et blanches. On ne la voit pas tout de suite, elle rappelle discrètement une chaîne montagneuse avec ses sommets blanchis. Ajouter des amuse-gueules, chips et fèves craquantes au wasabi...partout de loin en loin, des boites vitrées sont posées, comme autant de lanternes. Ce sont peut-être celles-là qui diffusent cet étrange parfum qui flotte dans l'air, une ambiance propre à l'hôtel. Je l'avais déjà remarqué cet après-midi en passant.

    bar du W, Verbier
    n°49
    21 juin 2017

  • Meet up du 13 juin 2017

    Depuis la dernière fois j'ai terminé Histoires de ma vie de Jean Marais. Un livre qui nous éclaire, entre autre, sur la période de l'Occupation avec l'incident du journaliste collaborationniste qui a été repris dans le film de François Truffaut, Le dernier métro. Marais a fait le coup de poing avec ce critique de théâtre qui avait joué de sa position pour publier une critique négative sans avoir vu le spectacle.

    18h20, je suis en avance pour une fois. Je retrouve, dans la salle voûtée du Petit Châtelet Katalobonga, Marie-Caroline (CMaupin) et Tenscentpistol. Évocation des escaliers à vis de la cathédrale de Lausanne et des escaliers de marbre à Athènes, surtout à la descente. Chute de ski de Katalobonga. Jambe cassée. Bras cassé. Les hébergements sapent l'indépendance du voyageur. Arrivée de Vampcruci, par l'escalier bien sûr. Katalobonga trouve un livre en Forêt-Noire, il y avait des motards parlant français. Et si on faisait du bookcrossing avec de la cocaïne dans les livres, nous aurions plus de succès!...Oh Toulouse, mais où est la place Yitzhak Rabin? Une carte postale d'Angleterre qui n'a jamais été postée, depuis Pâques...Katalobonga attend une carte postale du Cambodge...Une partie d'échec par la poste est compromise, problème d'acheminement, la carte précisant le coup à jouer a été perdue. 19h15, arrivée de Gérard (CMaupin). "Marie ne viendra pas"..."Pars vite et reviens tard [de Fred Vargas], j'ai bien aimé"..."C'est ça qui l'a lancée?". Arrivée de One Team One Time. Il fait la pub pour une soirée qui doit avoir lieu dans deux jours [le jeudi 15 juin, "Paroles en l'air"], il dit et lit des textes à la Commune libre d'Aligre, 3 rue d'Aligre, à 19h15 (près de la gare de Lyon). ["La commune" anime depuis le 14 juillet 2007 un café associatif. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 23h, et parfois le dimanche. 01 43 41 20 55, lacommune.aligre@orange.fr]. Il y a à manger, pour 7€ environ. Arrivée de Laure69 (qui apporte 2 Maigret). Qu'est-ce qu'on a vu au cinéma demande One Team One Time..."J'ai lu Les délices de Tokyo" [de Durian Sukegawa, 2015]..."Ma ligne m'interdit de manger après 18h, 18h30"..."Réparer les vivants" [roman de Maylis de Kerangal, 2014]. One Team One Time nous résume le début du film et Laure69 finit par redescendre avec son verre de vin. Arrivée de Elj, je pars. 19h50

    avec la participation de Katalobonga, Mitch19, CMaupin, Tencentpistol, Vampcruci, One Team One Time, Chlorine, Laure69 et Elj.

  • Journal, 19

    Samedi 3 juin 2017, Lausanne

    Par l'intermédiaire de Barbara nous allons visiter le clocher de la cathédrale que nous rejoignons sous des parapluies. A 21h40 nous somme présentés à M. Renato Haüsler. Nous montons avec lui environ 90 marches. Nous débouchons sous la pluie à la base du clocher, éclairés par les projecteurs de la rue. Élisabeth qui nous accompagnait n'a pu gravir les dernières marches, victime du vertige. Elle est redescendue, nous la retrouverons au bas de l'escalier à vis. Ici apparaît une charpente délavée et sans âge, elle soutient les cloches. Nous nous approchons de la porte du local. Notre hôte est entré chercher un large feutre noir et il s'est muni d'une lanterne dans le même style que celle qui est accrochée au-dessus de la porte. A 22h la cloche principale sonne dix fois. Comme nous sommes à moins de deux mètres nous devons nous boucher les oreilles. Le guet est apparu coiffé de son feutre, il a placé les mains en porte-voix et parlé sans crier: "C'est le guet, il a sonné dix, il a sonné dix" et cela sur les quatre façades du clocher. Dans une heure il répétera le même cérémonial dans le calme. Nous l'avons suivi en chuchotant, comme si l'opération avait quelque chose de sacré. Ensuite nous avons eu une conversation à bâton rompu autour de son activité. Parfois la qualité de l'air est particulière et sa voix porte plus loin, mais cela arrive seulement quelques jours par an. Ici, comme dans six autres lieux en Europe cette pratique n'a jamais cessé, à Lausanne depuis le 25 octobre 1405. Après être redescendus nous avons fait remonter la clé de la porte du bas; elle est accrochée à un mousqueton, lui-même attaché à une ficelle qui sera hissée le long de la façade. Notre guet passera la nuit sur place où il nous a avoué réussir à dormir parfaitement malgré la proximité des cloches. Il ne les entend plus, vivant entre ciel et terre, comme dans un phare. A 23h nous attendons sous la pluie, au pied du clocher que le spectacle se reproduise mais avec la pluie nous n'entendons pas la petite phrase. Nous apercevons tout de même la lanterne. A minuit j'ai tenu à voir le guet et sa lanterne depuis la fenêtre de ma chambre d'hôtel qui n'est pas très éloignée...mais je n'ai pas entendu la cloche. Je n'ai pas pu suivre la lumière furtive de la lanterne et à défaut l'entendre clamer: "C'est le guet, il a sonné douze, il a sonné douze"...du haut de son clocher, depuis 1405.

  • Meet-up du 3 juin 2017, Lausanne

    Depuis la dernière fois j'ai terminé Premier et second journal parisien (1941-1944) d'Ernst Junger. C'est le second des trois volumes de son journal consacré à la Seconde Guerre mondiale. Il est presque exclusivement illustré par son séjour à Paris (hormis les retours pour permissions à Kirchhorst ou bien son séjour dans le Caucase écourté par la mort de son père).

    J'arrive en retard (la faute à Simenon). Je rencontre Olivia pour la première fois, retrouve Elisabeth [Katalobonga], et Stéphanie [Croquignole]. Première discussion autour des illustration de contes (Olivia dessine et voyage). Nous sommes moins nombreux que la dernière fois que je suis venu mais je reconnais les visages. Elisabeth m'explique qu'elle m'a cherché hier soir, en arrivant à la gare de Lausanne. J'apprends qu'Olivia est une amie de Stéphanie. Toutes conversation interrompues par l'imminence du repas. On se lève, on déplace les tables et on attend les plats (une quiche saumon-épinards pour moi) avec la cathédrale en arrière plan. Imortality est de Neuchâtel (canton de Neuchâtel) et Olivia, de Sierre (canton du Valais). Jeu des tables et ballet des sets de table en papier. Tour de table qui tient lieu de présentation, rafraîchissement de nos mémoires. "On s'est connues à Porrentruy [canton du Jura]"..."J'ai eu des nouvelles mais y'a un bon moment"..."J'ai deux pseudos: Tea time sur Bookcrossing Romandie.ch et puis Chocotime sur Bookcrossing.com"..."L'idée c'était de faire une histoire avec ces 6 titres". Bruits de fourchettes et d'assiettes. On a commandé des eaux gazeuses dans des verres de 3dl après nos boissons aromatisées et colorées (framboises ou myrtilles). On mange, le tour de table reprend. J'apprends que les Suisses doivent déclarer la nourriture qu'ils rapportent de l'étranger, et le train est cher. "Je passe au magasin bio, je vais chercher des gourmandises". Le tour de table continue. Les Schubertiades (concerts dans les jardins et les cours privées, messe le dimanche et requiem, tous les deux ans (en Romandie). "Passé une bonne soirée". Arrivée des tiramisus framboise. Viv-Vivenef a réussi à trouver un bus pour Clermont-Ferrand. Mady explique que depuis son premier meet-up elle est allée à Bordeau et à Nîmes. "Pour faire le retour Malte-Chypre elle passait par les pays baltes". Un thé gourmand pour Viv-Vivenef (il manque le thé). "Y'a une gare à Renens ?" (canton de Vaud). Viv-Vivenef cherche encore son moyen de transport pour le retour. Arrivée des cafés. Olivia nous parle de ses carnets de voyage. "Ça, c'est Clermont-Ferrand, je reconnais bien Vercingétorix". Isabelle désigne le sac d'Olivia où l'on reconnaît la Statue de la Liberté et New York en arrière-plan. Départ d'Olivia (14h24). C'est le moment de payer. Rendez-vous est pris à 21h40 à la cathédrale mais pour l'heure nous continuons par une visite guidée doublée d'un lâché de livres, si possible à l’abri, une pluie d'orage est annoncée. Évocation de Titeuf (qui est suisse bien sûr) en face de sa fresque tout en hauteur, de Simenon (dont j'ai cherché la maison rose avenue des Figuiers ce matin), et de Victor Hugo. Découverte d'un kiosque de vente de billets de tram qui a été conservé et restauré. Cercle littéraire de Lausanne, l'immeuble où est d'ailleurs né Benjamin Constant (Lausanne 1767-Paris 1830), l'auteur d'Adolphe (1816), enfin le Café Romand où nous avions dîné la dernière fois. Notre promenade littéraire se poursuit. Sylvia nous lit un poème avant de partir, Il arrive parfois qu'on rêve...et plus loin deux textes sur Le Barbare, lus sur la place même du café Le Barbare, en haut des escaliers du marché...histoires de Croquignole enfermée dans des toilettes publiques, et une autre fois dans les toilettes d'un couvent. 17h, je prends congé avant notre visite nocturne, mais c'est une autre histoire.

    Il y a eu un épilogue au restaurant de la Bossette, place du Nord. Après l'orage et les trombes d'eau qui se sont abattues sur Lausanne j'y ai retrouvé une équipe réduite et néanmoins affamée pour clore cette journée littéraire.

    En présence de Katalobonga, Sirius1, Viv-Vivenef (Aladine est auvergnate), Olivia (qui va prendre le pseudo de Chouflette), Imortality (Julie), Mitch19, Tiabelle1 (Isabelle habite Porrentruy), Sandrine, Sylvialausanne (Sylvia), Ydam21 (Mady), Menelwe (Cécile, de Nyon), Warem depuis 2003 (André), Overthemoon (Barbara), Croquignole (Stéphanie) et Souram.

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