2017

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  • De l'usage des bars des grands hôtels

    A un ami qui me connaissait mal et s'étonnait de la liberté avec laquelle je poussais la porte des grands hôtels j'expliquais que j'étais un client dont le seul laisser-passer était ma carte bleue. Passer la porte, demander le bar, ils en ont tous un, et commander une boisson, ce qui coûtera infiniment moins cher que de prendre une chambre dans ledit hôtel. Le prix du verre est un peu plus élevé que dans les commerces de bouche traditionnels mais le personnel y est infiniment plus aimable. Il ne sait pas si vous être prince ou poète, entre nous il a raison de l'ignorer. On vous trouve une table, on vous apporte des amuse-bouches, une cuillère en argent, on ne lésine pas sur les détails. Allez-vous en commander pour 15€ ou pour cent fois plus? On vous apporte du papier, un coussin, on déplace votre fauteuil et on vous répond en anglais si nécessaire. Ici tout est luxe, calme et volupté. Vous pouvez être critique gastronomique ou bien l'auteur d'un nouveau guide sur les bars que l'on va s'arracher. On veut y être cité en bonne place, pour cela on vous donnera la meilleure de celles qui restent. Que vous vous penchiez sur le tapis aussitôt ils y voient une tache. Vous vous retournez, c'est forcément que le serveur n'est pas assez rapide. "J'espère que tout est à votre goût" fait-on avant que vous ayez ouvert la bouche. Lorsqu'il faut régler la note, ne manifester aucun agacement, ce n'est qu'une formalité, avec tout cet apparat ce n'est pas cher payé! Et pendant ce temps vous aurez un peu voyagé.

    U.J.

  • Compte-rendu du meet-up du mardi 11 février

    [arrivée à l'heure des premières fourchettes]...on va se réécouter la Marseillaise...tu disais que ça avait coûté super cher [les Jeux Olympiques d'hiver de Sochi]...c'est rouge ou vert...et les autres n'avaient pas de ruban...on a rempli un caddy entier de bouquins...c'est un livre pour ados...un assassin qui tue les parents du gamin...pourquoi y manque la couverture?...c'est une blague à trois balles...il faut maitriser ses gestes...le monocycle c'est compliqué par nature...allez voir la note de je sais plus qui parce que j'ai la flemme de recopier...et le Sartre est parti...passage Rimbaud...attention Bobosse...La main gauche de la nuit [roman de science-fiction de Ursula K. Le Guin]...y'a des Jeux Olympiques du Bookcrossing...faut arrêter les Rings...sur les majuscules on doit mettre les accents...avec un clavier t'as plus besoin de faire...impétrants, ceux qui soutiennent leur thèse...l'esprit est fort et la chair est faible...parle vers le haut! [au sujet des problèmes de traduction dans le sous-titrage des films]...si elle n'a pas 20 ça marche pas!...Toto, c'est complètement con...dans un livre de SF le voyage dans le temps, c'est à cause de lui...quand ça devient intéressant on part! [les cmaupin se retirent]...qu'est ce qu'y zont foutu entre les deux...Katalo, elle a changé la date en janvier...elle est très légère...y'a un marque-page avec les symboles...des petites décharges électriques...tu es la spécialiste des animaux bizarres...entre Arcueil et Cachan...si j'm'intéresse à ton quartier...faire du pain ça prend du temps!...c'est de la laine de chacal! [Elj part avant la fin. Le calcul les tables de multiplication résolue à l'aide des seuls doigts est la dernière explication que j'entends ce soir mais je n'en retiendrai malheureusement pas l'essentiel]

  • Une soirée avec la comtesse de Ségur

                                 Journal, 18

    Comtessedesegurneerostopchine2.jpgVendredi 7 février 2014

    18h40 devant le théâtre du Ranelagh où je retrouve C. Nous descendons au foyer, très bel endroit qui se prolonge par la salle elle-même dont les plafonds et les panneaux muraux sont en bois sculpté. Nous nous sommes avancés, l'ouvreuse nous a placés, la pièce va commencer. C'est un spectacle de 1h10 tout au plus écrit par Joëlle Fossier, diction rapide et lumineuse de Bérangère Dautun. Elle nous livre une histoire étonnante, celle de Sophie Rostopchine, rudoyée par sa mère, adorée par son père, gouverneur de la ville de Moscou et chargé par le Tsar d'y mettre le feu à l'arrivée de Napoléon. Leur vie bascule, la famille quitte la Russie pour la France et s'installe à Paris. Sophie grandit sur les ruines de la Révolution française puis rencontre Eugène, comte de Ségur qu'elle croit aimer. Il lui fait beaucoup d'enfants mais lui préfère les autres femmes. La comtesse Sophie part s'installer en Normandie et s'occupe alors uniquement de ses enfants jusqu'à la mort de l'un d'eux. Pendant plusieurs années elle sombre dans la dépression avant de finir par se mettre à l'écriture. Le spectacle se termine et le metteur en scène, Pascal Vitiello, prend le temps de nous présenter l'interprète de ce spectacle fort réussi.

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