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  • Journal, 10

    Paff1343277903[1].jpgVendredi 1er août 2008 

    Hier soir je ne pouvais pas dormir à cause de la chaleur. J'ai regardé Le destin, film de Youssef Chahine, diffusé quelques jours après la mort du réalisateur égyptien. Sensuel et chatoyant, le film évoque l'Espagne de l'invasion arabe. A travers les destins croisés de plusieurs protagonistes, il décrit l'empreinte de l'Islam sur la pâte molle de jeunes existences. Évocation d'Averroès, de ses écrits, de sa pensée mais également les tentatives pour se préserver face à l'intolérance. Avant que ses livres ne soient brûlés, des copies furent dispersées, certaines envoyées en Égypte. Difficulté d'accoutumance au cinéma de Chahine dont je découvre le style narratif. Le sujet est remarquable et le film passionnant.

     

  • Journal, 9

    Mardi 29 juillet 2008

    Après une longue interruption je me replonge dans les mémoires de Simone de Beauvoir. Non elle n'est pas infréquentable, c'est méconnaître son œuvre que de le penser!

    Dans la seconde partie de La force des choses, elle rejette dos à dos l'Amérique et l'Union soviétique de l'immédiat après-guerre. Ayant visité l'une et l'autre, elle peut se permettre d'exprimer le fond de sa pensée et ne s'en prive pas. La voilà traitée de communiste par les uns et d'anticommuniste par les autres.

    Je dois à M. de me l'avoir fait connaître. Elle avait gardé le souvenir lointain d'une dictée faite à l'âge de douze ou treize ans. Bien des années plus tard elle découvrit, parmi des livres d’occasion, La force de l'âge en édition de poche. Elle le lut, je le lui empruntais. Par la suite, les lectures simultanées de  La force des choses, d'Un amour transatlantique (des lettres à Nelson Algren rédigées en anglais et traduites par sa nièce) et de L'Amérique au jour le jour (compte-rendu du voyage qu'elle effectua en 1947), finirent de renforcer l'image que j’ai d’elle et de sa vie foisonnante. C'est amusant de découvrir les redites, d'un ouvrage à l'autre, comme les échos d'un récit présenté sous différents éclairages.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20080115.OBS5331/photo-de-simone-de-beauvoir-art-shay-raconte.html

  • Le beau Danube rouge

    On croyait avec Tchernobyl, en 1985, avoir atteint les limites de l’horreur en matière de catastrophe écologique. Il semble désormais, qu’avec la tragédie de Hongrie, on ait  franchi un degré supplémentaire. Les bassins de rétention d’une usine de bauxite-aluminium ont cédé, déversant dans la nature des boues rouges toxiques. Les villages de Devecser et Kolontar ont été les plus touchés. Le masque de la mort rouge, comme l’aurait appelé Edgar Poe, a frappé hier. Il n’a pas fini d’empoisonner lentement ceux qui l’on vu en face.  

  • Journal, 8

    Mercredi 25 juin 2008

    Je suis retourné au Petit Picard ; monsieur P. est de retour. Oubliées les péripéties du cambriolage et du vol de voiture. Il revient avec un projet magnifique. Après avoir acheté la carcasse vide d'un ancien cinéma dans un village au nord du Portugal, il en a fait don à la municipalité. Dans ce même village se trouve déjà un musée du cinéma dont il est responsable. La mairie a lancé un concours d'architecture puis elle a retenu un projet d'aménagement dont il me présente aujourd'hui les plans. Il reste maintenant à la municipalité à trouver l'argent pour réaliser ce projet de cinéma modulable en salle d'exposition qui a soulevé l'enthousiasme de Manoel de Oliveira et fait naître une certaine jalousie dans le milieu culturel.

  • Tony Curtis

    De son vrai nom Bernard Schwartz, il est né le 3 juin 1925 à New York. Après la mort accidentelle d’un de ses frères et son placement dans un centre de redressement il découvre le théâtre. Pendant la Seconde Guerre mondiale il est affecté dans la marine. A son retour il s’inscrit dans un cours d’art dramatique à New York. Un agent de la firme Universal lui fait alors signer un contrat. En 1953 il obtient le rôle principal pour Houdini, le grand magicien, de George Marshall. En 1956 il joue dans Trapèze, de Carl Reed, aux côtés de Burt Lancaster qu’il retrouvera l’année suivante dans un rôle plus ambigu dans Le grand chantage. Ensuite ce sont des films d’aventures (Les vikings, de Richard Fleischer), des comédies (Certains l’aiment chaud, de Billy Wilder). Après Amicalement vôtre, série télé diffusée entre 1971 et 1972 en Grande Bretagne, il tourne plutôt pour la télé et se consacre à la peinture. Tony Curtis est mort le 29 septembre 2010.

    Trapèze (1956) de Carol Reed avec Burt Lancaster

    Le grand chantage (1957) de Alexander Mackendrick avec Burt Lancaster

    Les vikings (1958) de Richard Fleischer avec Kirk Douglas et Janet Leigh

    Certains l'aiment chaud (1959) de Billy Wilder avec Jack Lemon et Marilyn Monroe

    La grande course autour du monde (1965) de Blake Edwards avec Jack Lemon et Natalie Wood

    L'étrangleur de Boston (1968) de Richard Fleischer avec Henry Fonda

    Le miroir se brisa (1980) de Guy Hamilton avec Rock Hudson, Kim Novak et Elizabeth Taylor

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