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  • A l'ombre des pins

    medium_mourillon4.3.jpgLundi 30 juillet

    Délaissant un Paris gris et pluvieux, me voilà de retour sur la Riviera (appelée Côte d’Azur depuis un roman de 1887 de Stephen Liégeard) A l’ombre des pins de la plage du Mourillon, je fixe l’entrée de la rade de Toulon, vaste étendue d’un bleu sombre, dentelée d’écume. La température de l’eau a chuté à cause du vent. Face à moi, la presqu’île de St Mandrier semble rajoutée dans le paysage telle une large main verte à la paume délicatement posée sur la ligne d’horizon. Le vent retombe, n’agitant plus les pins et les palmiers, et l’on entend les cigales et les rires des enfants courant sur l’herbe.

     

  • L'Amérique au jour le jour

    medium_simone.3.jpgInvitée à présenter une série de conférences à travers les État-Unis, Simone de Beauvoir débarque à New York en janvier 1947. Avide de tout connaître, de tout étudier, elle alterne les visites de musées avec des lieux qu’elle considère comme authentiques : les bars, les asiles de nuit où gravite la fange populaire. Cette plongée au cœur de l’Amérique est pour elle le premier grand voyage de l’après-guerre. Elle s’émerveille de l a surabondance des produits offerts dans le Nouveau Monde (en comparaison avec l’Europe exsangue) Mais que va-t-elle apprendre de ce peuple ? Elle perçoit un culte de l’apparence encore inconnu chez nous. La nécessité quasi-maladive d’appartenir à un groupe, les codes vestimentaires des college girl lui paraissent étranges. Quant à la conscience politique, elle est totalement inexistante. Face à la désertion des esprits, l’importance des relais culturels est vitale. Elle brûle d’aiguiser ses arguments face à des intellectuels pétris d’antisoviétisme primaire (et ce, quelques années avant le maccartisme) Lors de son passage à Chicago, une première rencontre esquissée et maladroite avec Nelson Algren http://simonedebeauvoir.free.fr/colloques/wabansia.html (elle aura avec lui une liaison amoureuse et épistolaire de dix sept années), elle explore la ville avant de poursuivre ses conférences à travers le pays. Dans une des universités visitées, Darius Milhaud enseigne la musique. Elle continue à se déplacer en train. A travers son regard tout est motif à étonnement, que ce soit l’étendue démesurée des agglomérations, les lieux touristiques organisés à l’excès (les chutes du Niagara l’ont probablement déçue pour cette raison) Son statut de nouvelle célébrité, surtout ses liens étroits avec J.P. Sartre, lui ouvrent bien des portes. Sur recommandations, des personnes inconnues la veille deviennent des amis tout autant que des guides. A Hollywood c’est Annabella qui l’invite. Elle rencontre William Wyler, d’autres réalisateurs encore puis elle repart en bus. Cette fois-ci elle traverse les états du sud, d’ouest en est : le Texas sera le premier avec Alamo, San Antonio, Huston et ses puits de pétrole. A Savannah elle choisit de « débattre de la question noire aussi simplement que possible » bien qu’on le lui ait déconseillé. Comme dans beaucoup d’autres villes elle a visité les quartiers qui leur sont réservés. Après la visite de Charleston et de la Virginie, c’est le retour à New York. Elle y rencontre Miro, Chaplin. Elle ne manque pas de s’exprimer contre l’avis général sur le racisme car elle s’est forgé son opinion ; elle est allée là où aucun de ses détracteurs n’a voulu aller. Enfin elle explore le Nord-Est : Yale, Princeton, Philadelphie. A Boston elle visite La maison aux sept pignons http://www.jose-corti.fr/auteursromantiques/hawthorne.html qui a inspiré à Hawthorne son roman ; elle découvre également le lac de Walden, le livre de D.H. Thoreau http://www.jose-corti.fr/auteursromantiques/thoreau.html. Lors d’une dernière escapade à Chicago elle élude sa passion naissante pour Algren en visitant les abattoirs et quitte l’Amérique à la fin du printemps.

    Folio 2001, 536 pages

    For his first travel after the Second World War, Simone de Beauvoir went to the United States. She began to speak in conferences through the country. Attracted by the other side of the mirror, she met poor and black people. She had his version of racism and she wanted to debate with American intellectuals.

  • A house for dogs

    medium_Chatham_local.3.jpg

    Your dog is a pet shop near Chatham, Kent, were you can bring your animal for a perfect grooming. Denis Lambret welcomes you in a new place where you can find also a kennel in a pastoral landscape. He proposes to wash, to dry, and to cut hairs and nails of your dog as well.

    From Monday to Saturday, only with appointment.

    En Angleterre aussi on aime les chiens et on sait s'occuper d'eux; ici le toiletteur franças et il adore les animaux.

  • Un pamplemousse pressé à l'hôtel Château Frontenac

    medium_Hotel-Chateau-Frontenac.jpgDepuis le hall de l’hôtel, l’épaisse moquette court jusque sur les marches qui mènent au bar. Deux salles contiguës s’offrent au regard, décorées de boiseries couleur chêne. Dans la première est installé le comptoir : c’est une sorte de vaisseau arrondi dont la forme est soulignée par le repose-pied en cuivre. De larges rideaux verts occultent l’activité de la rue Pierre Charron ; des bouquets de fleurs peintes décorent les murs de la seconde salle. On s’installe près de petites tables régences à plateau de verre. Les fauteuils à motifs de velours vert sont disposés sur une moquette à entrelacs de feuilles écrues et turquoises sur fond marron qui rappellent encore ces tons automnaux. On lève les yeux sur des lustres en bronze doré qui ont, eux aussi, un aspect de feuillages. Quant au fond sonore, il est dominé par la musique des années 60.

    bar de l’hôtel Château Frontenac, 54 rue Pierre Charron, M° George V ou Franklin Roosevelt

    (n°24)

    10 juillet 2007

    This luxury hotel is a quiet and comfortable place, near les Champs Élysées and Avenue George V, for have a drink after shopping and museums.

    www.hfrontenac.com 

     

  • Dialogue avec mon jardinier

    Depuis L’été meurtrier, Jean Becker nous a habitués à d’attachants portraits, à des confrontations d'acteurs, de préférence en milieu champêtre. Il filme ses personnages sous le soleil comme s’ils avaient découvert le paradis terrestre. Adaptant ici un roman auquel il emprunte ses plus savoureux dialogues, le réalisateur réussit un petit chef d’œuvre d’émotion, plus profond encore que ses films précédents. Les histoires contrastées d’Auteuil-le peintre et de Daroussin-le jardinier illustrent les valeurs essentielles de la vie. Les personnages secondaires, sobrement croqués, sont maintenus dans un arrière plan esthétique. La peinture et la campagne ne sont que des prétextes pour décrire une profonde amitié. Auteuil, précédemment préparé au personnage du peintre par le Van Gogh de Pialat –ce dernier ayant finalement échu à Jacques Dutronc- donne la réplique à Jean-Pierre Daroussin exceptionnel de sérénité. L'interprétation de ce dernier n’est pas étrangère à la durable impression que laisse le film.

    This film is about the essential values of life discribed through the friendship between a painter and his gardener.

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