2017

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Journal de Paris

  • Danielle Darrieux (1917-2017)

    Elle est née à Bordeaux et passe son enfance à Paris. A quatorze ans elle joue du violoncelle et du piano. Elle se présente pour un premier film, ce sera Le bal (1931), puis toute une série de comédies. Elle épouse Henri Decoin avec qui elle a déjà tourné. Son mariage avec Porfirio Rubirosa sera plus problématique. Elle va travailler durant huit décennies, tournant avec Marcel L'Herbier, Sacha Guitry, Anatole Litvak, Maurice Tourneur, Claude Autant-Lara, Joseph L. Mankiewicz, Max Ophüls, Julien Duvivier, Jacques Demy, François Ozon.

    ma sélection:
    La crise est finie (1934) de Robert Siodmak, avec Albert Préjean
    Ruy Blas (1948) de Pierre Billon, avec Jean Marais
    La vérité sur Bébé Donge (1952) de Henri Decoin, avec Jean Gabin
    L'affaire Cicéron (1952) de Joseph L. Mankiewicz, avec James Mason
    Madame de...(1953) de Max Ophüls, avec Charles Boyer
    Le rouge et le noir (1954) de Claude Autant-Lara, avec Gérard Philipe
    Typhon sur Nagasaki (1957) de Yves Ciampi, avec Jean Marais
    Marie Octobre (1959) de Julien Duvivier, avec Paul Meurisse
    Les demoiselles de Rochefort (1967) de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve
    Une chambre en ville (1982) de Jacques Demy, avec Michel Piccoli
    Huit femmes (2001) de François Ozon, avec Catherine Deneuve

    filmographie (54)

  • Meet-up du 10 octobre 2017

    ...samedi midi, les gens sont libres ou pas libres...Derrick, les histoires sont...je regarde la télévision en allemand ou en anglais...Elj from Paris...un week-end où la reine apparaît sur son balcon...on sait pas finalement, peut-être qu'elle dort dans la tenue d'Eve...c'est Moby (petite baleine en tissu présentée en même temps qu'un pantalon à bretelles tricoté par Vampcruci)...bon appétit tout le monde [toutes les assiettes sont arrivées]...elle est nouvelle, je l'avais jamais vue...le journal intime de Baby George...je savais pas qu'elle avait vendu des disques...ils ont traduit littéralement Sky my husband...qui m'a filé la version anglaise? C'était pas écrit en anglais...j'avais voulu faire lire à mon fils La comtesse de Ségur...c'était une traduction de l'anglais...tiens au mois de novembre j'irai à Barcelone...les livreurs de pizza...il est caché où le dessert?...vous avez fait passer jusqu'au bout? [nous mangeons des Ragusa, chocolat suisse aux noisettes, créé en 1942, et apporté par Ydam avec des gâteaux fourrés délicieux dont je n'ai pas noté le nom]...la Elj autrichienne (sic)...au Père Lachaise, Jim Morrison...c'est public...mort d'overdose, ton image elle est déjà écornée...il faut qu'il soit inscrit...[Clarens se prononce CLAREN; pour randonner il faut se rendre à Villars-sur-Ollon et aussi dans le canton des Grisons. A Genève, en sortant de la gare côté lac, sur la gauche, il y a une église catholique, elle est ronde! Je note également que les meet-up de Lausanne se déroulent tous les 1er mardis du mois, au dessus du Macdo, au Vapiano près de la gare, merci Ydam!]

    [en présence de Ydam, Katalobonga, Vampcruci, Mariesg, des Cmaupin, de Laure69, de Chlorine, de Florence71 et de Mitch19]

  • Jean Rochefort (1930-2017)

    Il est né à Paris le 29 avril 1930 et grandit à Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. A 19 ans il suit les cours de l'école de la rue Blanche puis il entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Il n'est pas admis au concours de 1953. D'abord dans des seconds rôles au cinéma il s'impose dans les années 1970. Il obtient le César du meilleur acteur pour le Crabe-tambour (1978).

    ma sélection:
    Cartouche (1961) de Philippe de Broca, avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale
    Angélique, marquise des anges (1964) de Bernard Borderie, avec Michèle Mercier
    Les tribulations d'un Chinois en Chine (1965) de Philippe de Broca, avec Jean-Paul Belmondo et Ursula Andress
    Que la fête commence (1975) de Bertrand Tavernier, avec Philippe Noiret et Marina Vlady
    La grande cuisine (1977) de Ted Kotcheff, avec Robert Morley et Jacqueline Bisset
    Chère inconnue (1979) de Moshé Mizrahi, avec Simone Signoret et Delphine Seyrig
    Je suis le seigneur du château (1989) de Régis Wargnier, avec Dominique Blanc
    Les grands ducs (1996) de Patrice Leconte, avec Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle
    Le comte de Monte-Cristo (1998-TV) de Josée Dayan, avec Gérard Depardieu

    filmographie (53)

  • Gisèle Casadesus (1914-2017)

    Gisèle Casadesus est née à Paris. Son père d'origine espagnole est Henri Casadesus, compositeur et chef d'orchestre; sa mère Marie-Louise Beetz est harpiste. Gisèle fait un passage au cours Simon et entre en 1934 à la Comédie-Française. Elle épouse Lucien Pascal, comédien. Au théâtre français elle tient des rôles d'ingénue, au cinéma elle tourne avec Marcel L'Herbier, Henri Decoin, André Cayatte, Jean Becker, Robert Guediguian et Claude Lelouch.

    ma sélection:
    Verdict (1974) de André Cayatte, avec Jean Gabin et Sophia Loren
    Les enfants du marais (1999) de Jean Becker, avec Jacques Villeret
    Elle s'appelait Sarah (2010) de Gilles Paquet-Brenner, avec Kristin Scott Thomas

    filmographie (52)

  • Le Tartuffe, une esthétique du théâtre

    Le rideau se lève au théâtre de la Porte St Martin sur une sorte de palais vénitien (décors de Emmanuel Charles). Les personnages semblent échappés de Volpone mais c'est bien le texte de Molière, sa modernité, sa drôlerie emballée dans les costumes de Christian Lacroix. Orgon/Michel Bouquet est un père de famille crédule et dépassé par les évènements. L'arrivée de Tartuffe/Michel Fau est une claque au théâtre français; il dépoussière et renouvelle l'interprétation. Avec sa diction si particulière, respectueuse du texte et libérée de toute contrainte dans un délire visuel, il se fait la tête du Dracula de Coppola -coiffure et long manteau rouge. Parfois il est sobre, le plus souvent dans une extravagance de poses -à genoux, couché face contre terre les bras écartés, se flagellant ou bien renversé sur un autel. L'éclairage n'a pas été oublié, rappelant les rampes du XVIIème siècle. De courts intermèdes musicaux ponctuent un spectacle sans entracte et lorsque la Croix monte dans les cintres en s'enflammant le spectacle est total. Entre Michel Serrault et Louis Jouvet c'est l'art de Michel Fau qu'on applaudit autant que Molière.

  • Laird Cregar (1913-1944)

    Laird Cregar est né à Philadelphie le 28 juillet 1913. Le plus méconnu des acteurs hollywoodiens de second plan est mort d'une crise cardiaque en décembre 1944. Il avait tourné moins de 20 films. Je l'ai découvert dans Hangover Square, son dernier film sorti en 1945, un film noir qui illustrait brillamment une de ses facettes. Il avait également tourné des films d'aventures aux côté de Tyrone Power, de Maureen O'Hara, Victor Mature, Gene Tierney. Je viens de trouver en DVD Jack l'éventreur (1944).

    ma sélection:
    Arènes sanglantes (1941) de Rouben Mamoulian, avec Tyrone Power
    Le cygne noir (1942) de Henry King, avec Tyrone Power
    Le ciel peut attendre (1943) d'Ernst Lubitsch, avec Gene Tierney
    Hangover Square (1945) de John Brahm, avec Linda Darnell

    filmographie (51)

  • Meet-up du 12 septembre

    Depuis la dernière rencontre à laquelle j'ai assisté (11 juillet) j'ai terminé un livre d'architecture consacré à Oscar Niemeyer. L'architecte est né à Rio en décembre 1907. Il rejoint l'équipe d'architectes brésiliens de Lucio Costa auprès de laquelle Le Corbusier avait été appelé comme consultant. De 1940 à 1954 il travaille à Rio, Sâo Paulo et Belo Horizonte. C'est ainsi qu'il rencontre Juscelino Kubitschek. Ce dernier, maire de Belo Horizonte, est élu président du Brésil en 1956. Il fait venir Niemeyer à Brasilia comme conseiller en architecture auprès de Lucio Costa. Il conçoit alors les bâtiments les plus importants de la ville et malgré une période d'exil en Europe, poursuit une carrière exceptionnellement longue, travaillant jusqu'à la fin de sa vie sur de nouveaux projets. Il meurt à l'âge de 104 ans, en 2012.

    Douze septembre. A mon arrivée on distribue des branches d'une plante grasse increvable, crassula ovata [plante succulente de la famille des crassulaceae originaire d'Afrique du Sud], elle vit jusqu'à 80 ans. Arrivée de Chlorine.

    ...ils sont arrivés ensemble...[les boissons baissent dans les verres, les piles de livres montent sur les tables]...ils ont des oreilles de lapins, les chevreuils...est-ce que t'as regardé le verso?...le gars qui est assez grand, cheveux gris...si t'as envie de partir en week-end...bon appétit...là où j'ai été hyper bluffé...c'était la rentrée lycée et même bientôt universitaire...c'est ouvert tous les jours...entre 18h30 et 23h...elle a trouvé un autre poste dans une médiathèque...tu comprends pourquoi les japonais ils aiment bien être expatriés en Europe...c'est un roman...Un drame en Livonie [roman policier de Jules Verne, 1904]...elle c'est Florence!...copyright...si tu le lis froidement [la réunion commence à se désagréger, je pars]. C'est un peu court me direz-vous mais c'est comme ça!

    [en présence de Chlorine, des Cmaupin, de Katalobonga qui me donne encore des précisions sur la Forêt Noire, de Florence71, de Mitch19, de Vampcruci, de Mariesg que je n'avais pas vue depuis longtemps, de Tenscentpistol, de Elj et de Laure69].

  • Mireille Darc (1938-2017)

    Elle est née à Toulon le 15 mai 1938. Après le début de la guerre ses parents l'envoient en Suisse. Elle retourne à Toulon et entre au Conservatoire. Elle débute ensuite dans de petits rôles au théâtre avant de faire de la télévision avec Claude Barma. Dès 1963 elle est au cinéma aux côtés de De Funès. Elle enchaine alors les comédies avec Lautner et Yves Robert. A partir des années 1980 et à la suite de problèmes de santé elle réoriente sa carrière. Une réalisation en 1989 et des séries télé ainsi que des reportages.

    ma sélection:
    Les barbouzes (1964) de Georges Lautner, avec Lino Ventura
    Ne nous fâchons pas (1966) de Georges Lautner, avec Lino Ventura
    Les seins de glace (1974) de Georges Lautner, avec Alain Delon
    Le téléphone rose (1975) de Édouard Molinaro
    Les cœurs brûlés (1992-TV) de Jean Sagols, avec Michel Duchaussoy

    filmographie (50)

  • Maggie Smith (1934)

    Elle est née le 28 décembre 1934 à Ilford. Elle étudie l'art dramatique à Oxford et débute en 1956 à New-York. Elle entre ensuite à l'Old Vic Theatre de Londres où elle joue Shakespeare puis Ionesco, Ibsen. Ensuite ce sera Tchekhov et Oscar Wilde. Elle aborde le cinéma dès 1958. Elle tournera sous la direction de Anthony Asquith, Jack Clayton, Mankiewicz, George Cukor et obtient un Oscar pour California hotel de Herbert Ross. Enfin à la télévision où elle a débuté très jeune elle revient dans la série Downton Abbey.

    Vue pour la première fois dans Guêpier pour trois abeilles j'ai appris à la connaître et à l'apprécier à la sortie de Chambre avec vue (1985)

    ma sélection:
    Guêpier pour trois abeilles (1967) de Joseph L. Mankiewicz, avec Rex Harrison
    Voyage avec ma tante (1972) de George Cukor, avec Alec McCowen
    Mort sur le Nil (1978) de John Guillermin, avec Bette Davis et Peter Ustinov
    Chambre avec vue (1985) de James Ivory, avec Helena Bonham-Carter et Judi Dench
    Sister act (1992) de Emile Ardolino, avec Whoopi Goldberg
    Gosford park (2001) de Robert Altman, avec Michael Gambon
    Les dames de Cornouailles (2004) de Charles Dance, avec Judi Dench et Daniel Brühl
    Downton Abbey (2010-2015 TV) de Julian Fellowes, avec Hugh Bonneville et Penelope Wilton
    Indian palace (2011) de John Madden, avec Penelope Wilton et Judi Dench

    filmographie (49)

  • Jerry Lewis (1926-2017)

    De son vrai nom Daniel Levitch, Jerry Lewis est né le 16 mars 1926 à Newark (état du New Jersey). L'acteur comique s'associe à Dean Martin à la fin des années 1940. En 1949 il débute au cinéma, se séparant de son partenaire en 1956. Il réalise son premier film en 1960 (Le dingue du palace). Il engage Bill Richmond et Milton Berle. Par la suite, il saura s'entourer de grands acteurs (Judith Anderson, Kathleen Freeman, George Raft, Agnes Moorehead, Peter Lorre, John Carradine) pour lui donner la réplique.

    ma sélection:
    Artistes et modèles (1955) de Frank Tashlin, avec Dean Martin et Shirley MacLaine
    Le kid en kimono (1958) de Frank Tashlin, avec Suzanne Pleshette
    Le dingue du palace (1960) de Jerry Lewis, avec Milton Berle
    Le tombeur de ces dames (1960) de Jerry Lewis, avec Kathleen Freeman
    Docteur Jerry et mister love (1963) de Jerry Lewis, avec Stella Stevens
    La valse des pantins (1983) de Martin Scorsese, avec Robert de Niro

    filmographie (48)

  • Jeanne Moreau (1928-2017)

    Elle est née à Paris le 23 janvier 1928. C'est la fille d'un gérant de brasserie originaire de l'Allier et d'une danseuse anglaise. Elle passe son enfance à Vichy et termine ses études à Paris. Elle suit déjà des cours de théâtre et, en 1946, entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Première apparition au festival d'Avignon en 1947. Entrée à la Comédie française, elle la quitte en 1952 pour rejoindre le TNP de Jean Vilar. Premier rôle au cinéma en 1950. Elle tourne alors avec Richard Pottier. Ensuite ce seront Jacques Becker, Jean Dréville puis Louis Malle et Roger Vadim. Les récompenses arrivent avec Moderato cantabile de Peter Brook. Elle tourne également avec Antonioni, Losey, Orson Welles, Jacques Demy, François Truffaut. Après Jules et Jim elle commence une carrière de chanteuse. Elle rencontre Bunuel, Bertrand Blier, Téchiné, Fassbinder, Theo Angelopoulos, Wim Wenders. Elle réalise elle-même deux films en 1976 et 1979. Mariée deux fois (Jean-Louis Richard et William Friedkin) elle a eu des liaisons avec Pierre Cardin, Louis Malle, Tony Richardson, réalisateur et Raoul Lévy, producteur.

    ma sélection:
    Cinq femmes marquées (1960) de Martin Ritt, avec Silvana Mangano
    La baie des anges (1963) de Jacques Demy, avec Claude Mann
    Viva Maria (1965) de Louis Malle, avec Brigitte Bardot
    La mariée était en noir (1968) de François Truffaut, avec Michel Bouquet
    Une histoire immortelle (1968) d'Orson Welles
    Mille milliards de dollars (1982) d'Henri Verneuil, avec Patrick Deweare
    Le miraculé (1987) de Jean-Pierre Mocky, avec Michel Serrault et Jean-Poiret
    Cet amour-là (2002) de Josée Dayan

    filmographie (47)

  • Rosamund Pike

    Elle est née dans le quartier d'Hammersmith (Londres) en 1979 et commence par jouer au théâtre. On la voit à la télévision dès 1998. Elle débute au cinéma avec Meurs un autre jour, le dernier James Bond de Pierce Brosnan. En 2005 elle rejoint l'équipe du tournage de Orgueil et préjugés et renoue avec les rôles de méchante dans Gone girl (2014).

    ma sélection:

    Meurs un autre jour (2002) de Lee Tamahori, avec Pierce Brosnan
    Orgueil et préjugés (2005) de Joe Wright, avec Keira Knightley
    Une éducation (2009) de Lone Scherfig, avec Carey Mulligan
    Gone girl (2014) de David Fincher, avec Ben Affleck

    filmographie (46)

  • Compte-rendu du 11 juillet

    Terminé le petit livre de Pascal Jardin La guerre à neuf ans. Comme dans Le nain jaune, il fait le portrait de son père, en contrepoint cette fois, homme insaisissable et indéfinissable. Il faisait partie du gouvernement de Vichy mais dans les étages supérieurs de sa maison se succédaient des gens "en transit" pour l'Espagne ou l'Afrique du Nord. Lui, Pascal, a côtoyé Chanel, Giraudoux, Paul Morand, Robert Aron...et puis, à la fin de la guerre, toute la famille est partie s'exiler en Suisse.

    19h50, j'arrive en retard et je me retrouve contraint de rester au rez-de-chaussée; la salle en sous-sol a été inondée. D'ailleurs le noyau dur des fidèles est là, autour d'une table. Je m'installe à côté de Vampcruci, elle essaye de me refiler un livre de Boris Vian. Un livre de Moravia tout déplumé me fait de l’œil. Nous évoquons Paul Morand et Alexandra David-Neel. Je n'entends pas les autres conversations au-delà d'un mètre. Trop de bruit au café-restaurant, et même de la fumée qui reflue de la terrasse. Les plats arrivent juste après moi; frites marrons aux formes curieuses. heureusement, je ne travaille ni pour le Gault&Millau ni pour les services sanitaires, on se situe entre les deux. Laure69, avec son manche à balai, essaie de déboucher une gouttière; tout en picorant sa salade elle nous rapporte l'anecdote. Je me désaltère exceptionnellement d'un Coca pour ne pas me faire remarquer. "On devrait pique-niquer" rare bribe de conversation attrapée. Ce sera un compte-rendu partiel. La vie au travail chez Boulinier -ça me rappelle une BD lue récemment. Histoires de trajets pour se rendre au travail, d'horaires. Histoire d'appartement zen, de chambre sans matelas, de canapé clic-clac, d'enclume et de chevalière. Vampcruci a des citations à noter avant de partir (Boris Vian). Elle s'applique à prendre des notes sur un carnet vert qui s'appelle "le calepin", la page sur Rêve de fer. Je retrouve là des titres de livres lus: Le nom de la rose, Le phare voyage immobile, Le parfum, Le K, Le lièvre de Vatanen, Les chroniques de San Francisco, Jardins et routes, Moins que zéro, Le crime de l'Orient-express (en anglais), Arsène Lupin, gentleman cambrioleur. Évocation également d'un projet, celui de "Tous les lits où j'ai couché", à venir.

    En présence de Katalobonga, Chlorine, Laure69, Mitch19, Vampcruci, Elj et Florence71.

  • Une coupe de champagne au W

    24782478.jpgLes baies vitrées sont largement ouvertes sur la vallée de Bagnes, en dessous de Verbier. Il a fallu cette pluie d'orage pour redonner un peu de fraîcheur. L'ambiance sonore est assurée par un DJ que personne ne semble voir ni même écouter. Le comptoir se dresse au fond de ce vaste parallélépipède où le jeu des cubes au plafond, des abats-jours suspendus, de couleurs diverses dans un camaïeu de bruns fini de créer un volume complexe. Au sol des dalles noires font une large bande le long de la baie vitré ouverte sur de hautes loggias. Le reste du sol, un parquet de bois, est presque entièrement caché par de profonds canapés habillées de cuir marron ou de peluche. Là dessus, rajouter des batteries de coussins, des pouffes de couleur rouge. On nous apporte deux coupes de champagne Roederer. Je finis de cerner le décor. Sur trois murs, sauf celui du DJ entièrement noir, une sorte de fresque faite de lamelles oranges et blanches. On ne la voit pas tout de suite, elle rappelle discrètement une chaîne montagneuse avec ses sommets blanchis. Ajouter des amuse-gueules, chips et fèves craquantes au wasabi...partout de loin en loin, des boites vitrées sont posées, comme autant de lanternes. Ce sont peut-être celles-là qui diffusent cet étrange parfum qui flotte dans l'air, une ambiance propre à l'hôtel. Je l'avais déjà remarqué cet après-midi en passant.

    bar du W, Verbier
    n°49
    21 juin 2017

  • Meet up du 13 juin 2017

    Depuis la dernière fois j'ai terminé Histoires de ma vie de Jean Marais. Un livre qui nous éclaire, entre autre, sur la période de l'Occupation avec l'incident du journaliste collaborationniste qui a été repris dans le film de François Truffaut, Le dernier métro. Marais a fait le coup de poing avec ce critique de théâtre qui avait joué de sa position pour publier une critique négative sans avoir vu le spectacle.

    18h20, je suis en avance pour une fois. Je retrouve, dans la salle voûtée du Petit Châtelet Katalobonga, Marie-Caroline (CMaupin) et Tenscentpistol. Évocation des escaliers à vis de la cathédrale de Lausanne et des escaliers de marbre à Athènes, surtout à la descente. Chute de ski de Katalobonga. Jambe cassée. Bras cassé. Les hébergements sapent l'indépendance du voyageur. Arrivée de Vampcruci, par l'escalier bien sûr. Katalobonga trouve un livre en Forêt-Noire, il y avait des motards parlant français. Et si on faisait du bookcrossing avec de la cocaïne dans les livres, nous aurions plus de succès!...Oh Toulouse, mais où est la place Yitzhak Rabin? Une carte postale d'Angleterre qui n'a jamais été postée, depuis Pâques...Katalobonga attend une carte postale du Cambodge...Une partie d'échec par la poste est compromise, problème d'acheminement, la carte précisant le coup à jouer a été perdue. 19h15, arrivée de Gérard (CMaupin). "Marie ne viendra pas"..."Pars vite et reviens tard [de Fred Vargas], j'ai bien aimé"..."C'est ça qui l'a lancée?". Arrivée de One Team One Time. Il fait la pub pour une soirée qui doit avoir lieu dans deux jours [le jeudi 15 juin, "Paroles en l'air"], il dit et lit des textes à la Commune libre d'Aligre, 3 rue d'Aligre, à 19h15 (près de la gare de Lyon). ["La commune" anime depuis le 14 juillet 2007 un café associatif. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 23h, et parfois le dimanche. 01 43 41 20 55, lacommune.aligre@orange.fr]. Il y a à manger, pour 7€ environ. Arrivée de Laure69 (qui apporte 2 Maigret). Qu'est-ce qu'on a vu au cinéma demande One Team One Time..."J'ai lu Les délices de Tokyo" [de Durian Sukegawa, 2015]..."Ma ligne m'interdit de manger après 18h, 18h30"..."Réparer les vivants" [roman de Maylis de Kerangal, 2014]. One Team One Time nous résume le début du film et Laure69 finit par redescendre avec son verre de vin. Arrivée de Elj, je pars. 19h50

    avec la participation de Katalobonga, Mitch19, CMaupin, Tencentpistol, Vampcruci, One Team One Time, Chlorine, Laure69 et Elj.

  • Journal, 19

    Samedi 3 juin 2017, Lausanne

    Par l'intermédiaire de Barbara nous allons visiter le clocher de la cathédrale que nous rejoignons sous des parapluies. A 21h40 nous somme présentés à M. Renato Haüsler. Nous montons avec lui environ 90 marches. Nous débouchons sous la pluie à la base du clocher, éclairés par les projecteurs de la rue. Élisabeth qui nous accompagnait n'a pu gravir les dernières marches, victime du vertige. Elle est redescendue, nous la retrouverons au bas de l'escalier à vis. Ici apparaît une charpente délavée et sans âge, elle soutient les cloches. Nous nous approchons de la porte du local. Notre hôte est entré chercher un large feutre noir et il s'est muni d'une lanterne dans le même style que celle qui est accrochée au-dessus de la porte. A 22h la cloche principale sonne dix fois. Comme nous sommes à moins de deux mètres nous devons nous boucher les oreilles. Le guet est apparu coiffé de son feutre, il a placé les mains en porte-voix et parlé sans crier: "C'est le guet, il a sonné dix, il a sonné dix" et cela sur les quatre façades du clocher. Dans une heure il répétera le même cérémonial dans le calme. Nous l'avons suivi en chuchotant, comme si l'opération avait quelque chose de sacré. Ensuite nous avons eu une conversation à bâton rompu autour de son activité. Parfois la qualité de l'air est particulière et sa voix porte plus loin, mais cela arrive seulement quelques jours par an. Ici, comme dans six autres lieux en Europe cette pratique n'a jamais cessé, à Lausanne depuis le 25 octobre 1405. Après être redescendus nous avons fait remonter la clé de la porte du bas; elle est accrochée à un mousqueton, lui-même attaché à une ficelle qui sera hissée le long de la façade. Notre guet passera la nuit sur place où il nous a avoué réussir à dormir parfaitement malgré la proximité des cloches. Il ne les entend plus, vivant entre ciel et terre, comme dans un phare. A 23h nous attendons sous la pluie, au pied du clocher que le spectacle se reproduise mais avec la pluie nous n'entendons pas la petite phrase. Nous apercevons tout de même la lanterne. A minuit j'ai tenu à voir le guet et sa lanterne depuis la fenêtre de ma chambre d'hôtel qui n'est pas très éloignée...mais je n'ai pas entendu la cloche. Je n'ai pas pu suivre la lumière furtive de la lanterne et à défaut l'entendre clamer: "C'est le guet, il a sonné douze, il a sonné douze"...du haut de son clocher, depuis 1405.

  • Meet-up du 3 juin 2017, Lausanne

    Depuis la dernière fois j'ai terminé Premier et second journal parisien (1941-1944) d'Ernst Junger. C'est le second des trois volumes de son journal consacré à la Seconde Guerre mondiale. Il est presque exclusivement illustré par son séjour à Paris (hormis les retours pour permissions à Kirchhorst ou bien son séjour dans le Caucase écourté par la mort de son père).

    J'arrive en retard (la faute à Simenon). Je rencontre Olivia pour la première fois, retrouve Elisabeth [Katalobonga], et Stéphanie [Croquignole]. Première discussion autour des illustration de contes (Olivia dessine et voyage). Nous sommes moins nombreux que la dernière fois que je suis venu mais je reconnais les visages. Elisabeth m'explique qu'elle m'a cherché hier soir, en arrivant à la gare de Lausanne. J'apprends qu'Olivia est une amie de Stéphanie. Toutes conversation interrompues par l'imminence du repas. On se lève, on déplace les tables et on attend les plats (une quiche saumon-épinards pour moi) avec la cathédrale en arrière plan. Imortality est de Neuchâtel (canton de Neuchâtel) et Olivia, de Sierre (canton du Valais). Jeu des tables et ballet des sets de table en papier. Tour de table qui tient lieu de présentation, rafraîchissement de nos mémoires. "On s'est connues à Porrentruy [canton du Jura]"..."J'ai eu des nouvelles mais y'a un bon moment"..."J'ai deux pseudos: Tea time sur Bookcrossing Romandie.ch et puis Chocotime sur Bookcrossing.com"..."L'idée c'était de faire une histoire avec ces 6 titres". Bruits de fourchettes et d'assiettes. On a commandé des eaux gazeuses dans des verres de 3dl après nos boissons aromatisées et colorées (framboises ou myrtilles). On mange, le tour de table reprend. J'apprends que les Suisses doivent déclarer la nourriture qu'ils rapportent de l'étranger, et le train est cher. "Je passe au magasin bio, je vais chercher des gourmandises". Le tour de table continue. Les Schubertiades (concerts dans les jardins et les cours privées, messe le dimanche et requiem, tous les deux ans (en Romandie). "Passé une bonne soirée". Arrivée des tiramisus framboise. Viv-Vivenef a réussi à trouver un bus pour Clermont-Ferrand. Mady explique que depuis son premier meet-up elle est allée à Bordeau et à Nîmes. "Pour faire le retour Malte-Chypre elle passait par les pays baltes". Un thé gourmand pour Viv-Vivenef (il manque le thé). "Y'a une gare à Renens ?" (canton de Vaud). Viv-Vivenef cherche encore son moyen de transport pour le retour. Arrivée des cafés. Olivia nous parle de ses carnets de voyage. "Ça, c'est Clermont-Ferrand, je reconnais bien Vercingétorix". Isabelle désigne le sac d'Olivia où l'on reconnaît la Statue de la Liberté et New York en arrière-plan. Départ d'Olivia (14h24). C'est le moment de payer. Rendez-vous est pris à 21h40 à la cathédrale mais pour l'heure nous continuons par une visite guidée doublée d'un lâché de livres, si possible à l’abri, une pluie d'orage est annoncée. Évocation de Titeuf (qui est suisse bien sûr) en face de sa fresque tout en hauteur, de Simenon (dont j'ai cherché la maison rose avenue des Figuiers ce matin), et de Victor Hugo. Découverte d'un kiosque de vente de billets de tram qui a été conservé et restauré. Cercle littéraire de Lausanne, l'immeuble où est d'ailleurs né Benjamin Constant (Lausanne 1767-Paris 1830), l'auteur d'Adolphe (1816), enfin le Café Romand où nous avions dîné la dernière fois. Notre promenade littéraire se poursuit. Sylvia nous lit un poème avant de partir, Il arrive parfois qu'on rêve...et plus loin deux textes sur Le Barbare, lus sur la place même du café Le Barbare, en haut des escaliers du marché...histoires de Croquignole enfermée dans des toilettes publiques, et une autre fois dans les toilettes d'un couvent. 17h, je prends congé avant notre visite nocturne, mais c'est une autre histoire.

    Il y a eu un épilogue au restaurant de la Bossette, place du Nord. Après l'orage et les trombes d'eau qui se sont abattues sur Lausanne j'y ai retrouvé une équipe réduite et néanmoins affamée pour clore cette journée littéraire.

    En présence de Katalobonga, Sirius1, Viv-Vivenef (Aladine est auvergnate), Olivia (qui va prendre le pseudo de Chouflette), Imortality (Julie), Mitch19, Tiabelle1 (Isabelle habite Porrentruy), Sandrine, Sylvialausanne (Sylvia), Ydam21 (Mady), Menelwe (Cécile, de Nyon), Warem depuis 2003 (André), Overthemoon (Barbara), Croquignole (Stéphanie) et Souram.

  • Compte-rendu du meet-up du 9 mai 2017

    Depuis la dernière fois j'ai lu Du Vésuve à l'Etna (1952) de Roger Peyrefitte, une balade en Italie digne des évocations de Stendhal. Je sais maintenant que le Vésuve est situé sur la côte ouest de la botte et l'Etna en Sicile.

    [8h05, tout le monde est à table]...t'as le droit de dessiner sur les bouquins?...quand je fais des paysages de nature...pléonasme...la montagne elle a pas besoin de ton dessin...tant que t'es vrai dans ta vision...ça m'éclate les trucs de perspective...Moi vivant vous n'aurez jamais de pauses [de Leslie Plée]...le jardin d'agronomie tropicale...dont j'ai raté la perspective de la maison...ça va Élisabeth? On t'ennuie pas?...deux pour le prix d'une, j'ai pas pu résister...Ravelry [le site où on fait du crochet]...il tricote le monde tel qu'il est...c'est dans mon sang, j'y peux rien...y'avait un groupe comme ça, c'était limite incestueux...Laure68!...avec Snow je crois...t'avais quel âge?...recueil de poèmes...ramène les ici...son studio donnait directement dans la rue...le bouquin traine quatre ans sur mon étagère -Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie, de Peter Boxall, 2012-...Le seigneur des guêpes [de Iain Banks, 1984]...The wasp factory [titre anglais du même ouvrage]...c'est une histoire qui tient absolument pas la route...bestioles poilues vert fluo [départ des Cmaupin]...explication et présentation de la collection Puffin books, collection pour enfants...il faut mettre des achats normalement...St-Michel Boulinier...près de la tour là...la puce népalaise elle est bridée...les cheveux qui grouillaient [une histoire de bague trouvée par terre est répétée devant moi à laquelle je ne comprends pas grand chose]...et les créatures mythologiques aussi...tu jouais un petit peu avec l'orthographe...et le livre avec des pattes c'est un animal?...qui soutenait réellement fondamentalement le FN...la confiture de fraise-rhubarbe ça passe mieux...moi j'ai été élevé à la confiture...viens chez moi on voit la tour Eiffel...genre street art...de ma fenêtre j'en vois 7 ou 8...c'est normal qu'y se fasse bouffer, oui, mais t'avais l'envers du décors...c'est une race où on pond les œufs en haut...y'en a quand même pas mal qui survivent...le truc qui rebondit sur les cailloux...c'est la théorie du gène égoïste...elle a pleuré en regardant Malibu [Alerte à Malibu, série]...c'est dur de faire de la course au ralenti...un numéro de cirque...[10h moins le quart]...j'ai même pas vérifié si y'avait des trains...des oreilles de Mickey...pas la sortie de Disneyland!

    [en présence de Mitch19, Elj, Laure69, Chlorine, Katalobonga, les Cmaupin, Maza, Mariesg, Vampcruci et Elisala]

  • L'interview

    C.H. Tu es parisien?

    Michel LAURENT Depuis 1988. Avant je vivais à Toulouse où j'ai fait mes études. J'y suis resté presque sept ans. Ensuite j'ai séjourné dans la banlieue d'Aix-en-Provence, aux Milles. Ça m'a permis de découvrir Marseille et une partie de la côte avec les calanques, la Sainte Victoire, la Sainte Baume et les îles du Frioul.

    C.H. Tu es arrivé en 88 alors?

    Michel LAURENT Pour travailler, oui. Je serais bien resté à Toulouse mais financièrement ce n'était plus possible. J'ai passé un concours et je suis arrivé en juillet. Le 11 très exactement. Le 14 j'étais dans une tribune en bas des Champs-Elysées pour voir le défilé des troupes.

    C.H. Tu aimes les parades militaires?

    Michel LAURENT Non pas du tout. Mon premier poste étant au Louvre j'ai eu cette invitation. Le début a été plutôt une immersion qu'une confrontation au travail. Je me souviens que le premier jour j'ai été convié à une exposition sur le Palais-Royal que lui consacrait le musée Carnavalet.

    C.H. Tu as été plongé dans la culture?

    Michel LAURENT La Culture avec un grand C. Mon bureau était situé au premier étage du Service Départemental d'Architecture des Monuments Historiques, au pavillon Mollien. Je partageais mon bureau avec l'architecte qui s'occupait du Louvre. Moi j'avais en charge le petit entretien du Palais-Royal, de la Sainte-Chapelle...et de la Conciergerie.

    C.H. C'est là où Marie-Antoinette a été enfermée juste avant son exécution?

    Michel LAURENT Comme des centaines d'autres personnes pendant la Révolution. D'ailleurs avec l'approche du bicentenaire il y a eu des travaux. Une chapelle a été restituée avec son décors d'origine et la cellule de Marie-Antoinette a été mise en scène. Le peintre David qui l'a vue passer sur une charrette alors qu'elle allait à son exécution, en a fait un croquis.

    C.H. Comment était sa cellule?

    Michel LAURENT Décorée avec du papier peint à fleurs de lys déchiré, un paravent. Un geôlier se tenait en permanence à l'intérieur et il y avait une grosse porte en bois qui doit toujours être là. Je n'aimais pas les mannequins de cire. La véritable cellule était à l'emplacement de la buvette des magistrats. Avec le déplacement du Palais de justice porte de Clichy on pourra peut-être bientôt restituer le véritable lieu.

    C.H. Comment es-tu passé au théâtre?

    Michel LAURENT Peut-être à cause de la proximité de la Comédie française au Palais-Royal. Je circulait sur le toit mais aussi là où il fallait intervenir: les loges et la salle de répétition sous les colonnes de Buren.

    C.H. Il y a une salle de répétition?

    Michel LAURENT Oui il y a une scène qui est la réplique de celle de la salle Richelieu. Elle a été conçue en même temps que les colonnes et le mécanisme des fontaines. Le jour où j'ai été appelé on répétait La vie de Galilée mise en scène par Antoine Vitez. Le bruit des pompes gênait les comédiens. Lorsque je suis arrivé tout le monde s'est arrêté de travailler. En intervenant j'ai eu la frustration de ne pas les voir répéter.

    C.H. Tu t'es mis à écrire pour le théâtre?

    Michel LAURENT En 2000 j'avais l'opportunité d'être lu. J'ai fait une première tentative suivie d'une lecture de la pièce avec des comédiens. J'ai beaucoup appris à ce moment. D'abord je n'avais pas assez travaillé mon texte. Il manquait la motivation des personnages. Tout ça était assez mauvais et puis j'étais incapable de dominer mon sujet. J'ai immédiatement enchaîné avec l'écriture d'une seconde pièce sur la folie. J'étais attiré par ce sujet mais je voulais l'aborder de manière ludique.

    C.H. Que s'est-il passé?*

    Michel LAURENT J'ai arrêté l'écriture à mi-chemin. Cette histoire était entièrement basée sur des personnages d'Hergé. Il fallait probablement une autorisation des héritiers. Quant aux droits des albums ils avaient tous été achetés par Spielberg des années auparavant. Bien avant qu'il ne réalise son film en motion capture.

    C.H. Tu t'intéressais à ce réalisateur?

    Michel LAURENT Je lui ai adressé le synopsis de l'opus 4 des aventures d'Indiana Jones. J'avais demandé à un ami de m'aider à traduire les deux pages que j'ai envoyées. Quand son film est sorti je tremblais. Je n'avais pas protégé mon sujet. De toute façon il a fait quelque chose de complètement différent. Moi je débutais l'histoire avec l'Arche de Noé et l'histoire continuait en Hongrie pendant la Guerre froide. J'avais tenu compte du vieillissement du personnage. Nous n'étions plus pendant la Seconde Guerre mondiale mais en 1956.

    C.H. Et Jules Verne?

    Michel LAURENT C'est une passion venue de l'enfance. Le moment où on lit Voyage au centre de la terre et Michel Strogoff est le plus merveilleux. Il ne m'a jamais quitté même si je l'ai délaissé. Et puis il y a eu cette idée de roman.

    C.H. Nous parlions d'une pièce sur Jules Verne?

    Michel LAURENT Oui mais à l'origine il y a un roman. Il est inachevé bien qu'il ne reste que quelques chapitres à revoir. C'est à ce moment de l'écriture que j'ai été sollicité pour ce projet de spectacle autour des lettres. Dans le roman il y a des lettres. Elles servent de charpente au roman. la pièce montre l'évolution des rapports entre Jules Verne et Emma, la lectrice qu'il ne connaît pas encore et qui rêve de le rencontrer. Elle y parvient mais...je ne voudrais pas tout dévoiler. Il faut lire la pièce.

    C.H. Tu veux dire la voir?

    Michel LAURENT J'aimerais bien qu'elle soit montée. Pour le moment elle n'est même pas lue. Je crois que plus personne n'a le temps de lire. Alors je me dis qu'il y a peut-être quelqu'un que ça intéresse en Amérique ou au pays de Galles.

    C.H. Pas en France?

    Michel LAURENT Ce sont plutôt les anglo-saxons qui montent des projets de films sur Jules Verne. Il n'y a qu'à voir le dernier Tour du monde en 80 jours avec Jacky Chan. Ils ont mis Cécile de France juste pour le clin d'oeil.

    C.H. Il y a tout de même une pièce, Le tour du monde en 80 jours, jouée encore récemment.

    Michel LAURENT C'est bien la seule!

    C.H. Que peut-on espérer pour toi?

    Michel LAURENT Que la pièce soit montée bien sûr!

    C.H. Tu peux rappeler le titre?

    Michel LAURENT Lettres à Jules Verne.

    C.H. Merci. On se reparle bientôt?

    Michel LAURENT Avec plaisir!

  • Meet-up du 11 avril 2017

    19h05. Je quitte Balard en métro. Personne ne lit dans la rame, ou presque. En route pour le meet-up du Petit Châtelet et je n'ai enregistré aucun livre pour ce soir. Je change à Concorde. Long couloir de correspondance. Essayer de ne pas ralentir avec le double flux qui circule à l'intérieur de ce boyau. Ligne 1. Dans la rame où je suis monté quelqu'un utilise une liseuse; lecture anonyme par excellence puisqu'on ne voit aucun titre, aucune couverture non plus. Notre lecteur descend à Palais-Royal. A Louvre vision de la statuette brune du scribe sur le quai.

    Petit Châtelet, 19h30. Le départ de Florence 71 coïncide avec mon arrivée. Laure69 se charge des commandes puis nous commentons le tract de Maître Michel, voyant sur la place de Paris [participation ce soir de Laure69, Katalobonga, Eidole, Maza, One team, one time, les Cmaupin, Vampcruci, Mitch19 et Elisala]. Les commandes sont passées, arrivée de Chlorine et Elj [Ils n'ont même pas fait semblant d'arriver séparément]...et après j'ai décidé que zut! [la véritable couleur des cheveux est trahie par l'éclairage zénithale des ascenseurs]...c'était comme quand t'avais la Guerre froide...des conneries méchantes, des enfants disparaissent...moi j'ai une aveyronnaise...des plans comme ça avec des fondus et des transitions de couleurs...le premier livre qu'il ait écrit directement en anglais [certains mangent]...vous mangez pas les enfants?...[deux Bové burger sont échangés]...complètement barge...la prochaine fois je prendrai peut-être un croque-monsieur...[Elj m'a apporté le DVD de Ragtime]...on peut gagner au premier tour...les votes exotiques...et Marc Lévy c'est pêchu?...y'avait l'eau derrière lui...avant c'était gauche bobo maintenant c'est gauche terroir...l'UPR c'est pas une centrale nucléaire?...40 ans c'est l'âge canonique...les symptômes de l'andropause..."debout les damnés de la terre"...vacances du mercredi au mardi...moi j'ai eu un accident de maillot de bain...[départ des Cmaupin]...la moitié du bouquin a pris la flotte dans le sac...[dévoilement des techniques de désodorisation des livres]...ça fait un an que j'ai pas bossé...[conversation autour de l’œuvre de Stevenson avant et après son départ pour le Pacifique]...c'est ce que j'appelle pain, beurre, confiture...le transsibérien depuis Moscou...c'était à 7 heures de vol...les gens y sont pas comme ça...et en plus c'est même pas en V.O....Je fais le mort [le film de J. P. Salomé qui m'a amusé hier soir].

  • Compte-rendu du meet-up du 14 mars

    Ce soir j'aurais dû être présent à ma réunion annuelle de copropriété. Au lieu de cela j'ai trouvé beaucoup plus intéressant de me rendre au meet-up du Petit Châtelet.

    Lorsque j'arrive One team-one time s'en va, il part pour le cinéma semble-t-il.

    ...c'est à rajouter sur la pile...elle en avait 10 000...je ne fais plus rien depuis la fin de l'année...Rockefeller a commencé sa fortune...elle a pas fini le titre non...longtemps j'avais réservé par le [incompréhensible]...c'est pas Babou qui l'avait...je lis pas ce genre de chose...j'écris pas les dialogues en anglais...celui-là je l'ai en français...la fille qui est...mais que tu voyais Katalobonga...à Noisy-le-Grand...y'a pas d'numéro on va en mettre...non mais Paul Auster c'est pas...Alexandre qui faisait circuler un tampon...j'ai reproduit...en version anglaise...les "j'aurai dû abandonner pourquoi j'suis arrivée au bout"...après il m'en restait un à lire...toi je peux pas t'aborder, c'est pas possible...tu fais quoi à Montauban?...c'est un truc un peu plus...je cherchais les noms des salades [c'est l'heure des assiettes de salades composées, historiques ou avec variantes]...elle a libéré quelques bouquins...c'était pas des gens âgés...[un ange passe mais je n'entends aucun battement d'aile]...fait pas ton délicat, t'es pas crédible...par la Mairie de Paris...pas lire des bouquins trop anciens...un bouquin en allemand épais comme ça [on imagine de gros livres évidés et remplis de bonbons; départ de Indy2012 et de Florence71]...tu étais au MBC de St Malo? [2007]...sur un tampon encreur sans enfoncer...les 60 livres que j'ai lus la semaine dernière [sic]...pour trouver aussi fort que Jack London et Edgar Poe je ne sais pas comment je vais faire [et alors je songe à Virginia Woolf]...c'est classé...même l'occase elle est classée...sur le blog, ah toujours fermé, merde!...libérer un livre sans l'avoir lu [nous ne sommes plus que cinq pour un débat autour de la science-fiction: qu'est-ce qui peut-être classé en science-fiction?]...21h47 [pour moi le signal du départ].

    en présence de One team, one time, Elj, Vampcruci, Indy2012, Laure69, Florence71, Emarmotte et Mitch19.

  • Cendres de cailloux de Daniel Danis au théâtre La Boussole

    Début 2016 j'ai assisté à une répétition de la pièce de Daniel Danis. Je ne pensais pas que j'allais attendre si longtemps avant de voir une représentation de Cendres de cailloux dans un théâtre parisien. C'est un univers fort quelquefois dérangeant que le théâtre québécois, et il a son charme. Le texte de Danis, particulièrement imagé, suggère une nature extrêmement présente, parfois même sauvage, à l'instar des personnages qui habitent son récit, sauvages et attachants.

    Cendres de cailloux, mise en scène Christian Bordeleau avec Solène Gentric, Franck Jouglas, Marie Mainchin et Philippe Valmont. Théâtre La Boussole, 29 rue de Dunkerque, 75010 Paris, M° Gare du Nord, jusqu'au 26 mars 2017 affiche-cendres-de-cailloux.jpg

  • Pages 89 à 91/92 de "365 fois", chronique du métro parisien

    Lundi 9 [359]
    20°C, ciel couvert. Peu de monde mais je suis très en retard. Je voyage assis, songeant à ce nouveau texte sur le cinéma, titre pressenti: Ma vie en cinémascope. L'histoire s'égrène en chapitres. Chacun d'eux est illustré par un film. J'avais ce projet en tête depuis fort longtemps. je n'avais pas encore trouvé l'angle d'attaque. Jivago, évidemment, Rebecca, Les aventuriers de l'arche perdue, La femme d'à côté etc. Il ne me reste plus qu'à rédiger en consultant la documentation, en revoyant les films et en évoquant les salles de cinéma disparues...
    ...aperçu sur le quai à Boucicaud cette chanteuse du métro à la voix étonnante (ligne 8)...ligne 3, on lit Les mangeurs de muraille [Sigrid et les Mondes perdus, tome 4, de Serge Brussolo, 1982] et on voyage debout.

    Mardi 10 mai [360]
    19°C, ciel couvert. Je n'aime pas courir dans les escaliers. J'ai volontairement laissé partir la rame, la suivante est deux minutes après...je monte, je lis Le tournant. 1929, Klaus Mann est à Venise. Sillonnant l'Europe frénétiquement il tente de fuir la montée du nazisme. Fez et l'expérience du hachich avec Erika. Fuite précipitée de leur hôtel en pleine nuit. Concert des grillons et des crapauds.
    ...22h, ligne 13, retour du bookcrossing. Encore à l'esprit les conversations sur la famille, les rapport avec le père et les enfances heureuses. Les caractères différents des enfants qui induisent des comportements différents des parents...et tout ce qui a été dit sur les livres -les polars italiens, les livres de S.F. inédits, les livres pour enfants comme cadeaux "subits"...nous avons mangé des chocolats et parlé de tant d'autres choses que seul peut-être le compte-rendu pourra l'avoir retenu. Personne ne semble connaître Klaus Mann (et surtout personne n'a lu Thomas Mann).

    Mercredi 11 [361]
    18°C, 9h30 passé. Je suis très en retard et oublie presque ce carnet. Je m'installe pour lire K. Mann, la montée du nazisme et son éloignement de S. Zweig, trop pacifiste à son goût. Je rate la correspondance de la 8 et c'est 4 minutes affichées ajoutées à mon retard. Je voyage alors à côté d'une femme énorme et toute à son téléphone. Son baragouinage ne m'empêche pas de songer à ma lecture -le noir mincit mais il y a des limites à son pouvoir!
    ...19h, Balard. Je mange un pain au chocolat en attendant le repas...à l'autre bout de Paris... portrait d'Hitler, mangeant lui aussi, page 338, à un mètre cinquante de K. Mann. Ce dernier ne peut détacher son regard de celui qui dévore tartelette aux fraises sur tartelette aux fraises, et dont le visage s'impose à lui comme empreint d'une incroyable laideur dans ce salon de thé de Munich où l'écrivain s'est réfugié à l'écart des SA et des SS (1932).

    jeudi 12 [362]
    En partant tard je suis presque assuré de trouver une place assise. Ça me permet d'aborder dans de meilleures conditions cette journée grise et humide. Reprise de ma lecture.
    ...18h30, ligne 8. SMS à monsieur A. qui m'avait promis de m'aider dans mes démarches auprès des éditeurs. Une proposition concrète serait la bienvenue (j'ai travaillé aujourd'hui sur la version 2 du dictionnaire mais également sur La Dame en rouge)...

  • Premier extrait de ma pièce "Lettres à Jules Verne" (pages 8 à 10)

    Emma Trébuchet

    1er mars 1885

    (...) la fenêtre de ma chambre ouvre sur un jardinet planté d'un figuier qui hésite encore à bourgeonner. Nous avons également un potager mais il ne nous donnera probablement que de maigres récoltes. A présent tout le monde va à petits pas pressés évitant les courants d'air. Nous nous calfeutrons, buvons des tisanes et jouons aux cartes des soirées entières.

    Jules Verne

    penché sur sa table

    A monsieur Hetzel...quatre chapitres que je considère à peu près achevés, ce qui donne pour le plan général un peu plus des deux tiers du roman. J'ai songé dès le début à prévoir une dédicace pour monsieur Dumas fils. Si vous ne l'aviez pas encore deviné, mon roman est un hommage au Monte-Cristo de Dumas père.

    Emma Trébuchet

    à elle-même
    7 mars

    Cher monsieur
    Depuis mon arrivée je ne rencontre pratiquement personne. J'ai toutefois fait la connaissance d'un monsieur Sandorf, luthier de son état. Il loge quelques maisons plus haut. Sur le rocher il doit bien être le seul à savoir jouer des instruments qu'il fabrique. Sandorf! Est-ce que vous ne trouvez pas ce nom étonnant? Ici tout le monde s'appelle Lenormand. Et si nous avons peu de voyageurs c'est probablement dû au fait que deux fois par jour le Mont devient une île.
    J'imagine la vie dans les pays du Sud, si j'y étais transportée miraculeusement. Les gens du Mont s'habillent de toiles tissées grossièrement, et de couleurs sombres.

    Emma sort de la malle une robe de mérinos bleue

    Je recommence à rêver à L'île Mystérieuse. Le livre que vous avez écrit et cette baie que domine le Mont y sont pour une bonne part. Je rêve mais je suis encore engourdie de tristesse.

    Jules Verne

    Il s'approche du miroir et rajuste sa cravate

    Je voudrais vous vanter les avantages de résider à Amiens et vous ne voudriez pas me croire aussi pour vous inciter à venir me rendre visite je me contenterai de reprendre les arguments avancés dans la Géographie illustrée de la France afin d'essayer un tant soit peu d'infléchir votre opinion. C'est une ville intéressante à visiter, nos promenades longent les cours d'eau et nos boulevards s'avèrent très ombragés. Quant à la bibliothèque, elle contient cinquante cinq mille livres et six cent manuscrits.
    Aujourd'hui 8 mars nous avons fait pour elle un grand bal costumé.

  • Page 33 à 35/92 de "365 fois", chronique du métro parisien

    Mardi 9 juin 2015 [146]
    Parti très en retard, après 9h35. Une place assise à la porte de Clichy, le trajet n'en sera que moins long.
    Hier soir lecture de "Lauren Baccall par moi-même": naissance du troisième enfant de Judy Garland mais cette dernière ne gagne pas l'Oscar pour Une étoile est née face à Grace Kelly qui l'emporte avec Une fille de la province [1954]
    21h50, sortie du Bookcrossing, quai de la ligne 13 à Champs-Élysées, trop fatigué pour lire. J'attends la rame avec impatience...trop fatigué pour réfléchir aussi, sauf peut-être pour relever le nom d'une pièce de théâtre qui m'intrigue: Coiffure et confidences d'un auteur anglo-saxon.

    Mercredi 10 [147]
    Parti à 8h30, c'est prendre le risque de voyager debout, et c'est ce qui arrive. Je peux m'asseoir juste pour deux stations.
    ...retour ligne 8. Chaleur, on lit Le pouvoir du moment présent [de Eckhart Tolle, 1997], on écoute de la musique.
    Le livre de Han Suyin a soulevé un problème auquel je n'avais pas songé: le thème de la neutralité des écrivains. Il est logique de songer à l'engagement, quel engagement? Quelle sincérité dans le propos? Est-ce qu'il ne s'agit pas juste de vendre? (Ça ce sont mes propres réflexions). Le style est un peu daté (Les quatre visages) il est toutefois révélateur d'une époque moderne (1963) déjà désenchantée.

    Jeudi 11 [148]
    20°C au départ. Beaucoup de monde sur la 13 et une place assise à partir de La Fourche. Émouvant récit de la maladie de Bogart, de l'opération (1956). On pressent l'inéluctable. La visite surprise de Huston dans la chambre d'hôpital, la convalescence puis l'anniversaire de Lauren (le 16 septembre) à Las Vegas en présence de Frank (Sinatra) mais sans Bogie. J'ai eu l'impression d'être malade moi-même.
    ...retour bousculé ligne 13. Un incident qui se termine et dont je ne connais pas l'origine.

    Vendredi 12 [149]
    14h25, 27°C, ligne 8. peu de monde. A Lourmel nous échappons aux effluves de la clocharde élégante, dans son registre de guenilles et qui a voyagé dans la voiture d'à côté. Même l'homme de ménage de la RATP n'a pas osé monter dans sa voiture.

    Lundi 15 [150]
    Ciel couvert, vers 9h10. Une place assise. Suffisant pour se replonger dans Les quatre visages.
    ...retour par la 8 jusqu'à Opéra. Peu de monde sur la ligne, du moins au début. Personne ne lit. Moi, j'aurais plutôt tendance à somnoler. Voyagé un moment avec une japonaise aux cheveux blonds platine. Celle qui la remplace, asiatique également, est brune. Elle lit un livre dont le début du titre semble être: La religion statistique...à moins que ce ne soit le titre du chapitre.

    Mardi 16 [151]
    9h25 passé lorsque je pars. Je rate le métro et c'est 6 minutes d'attente sur le quai. Je monte...je ne change jamais de place, sauf lorsque l'odeur est trop forte. J'attends la station suivante, porte de Clichy pour m'éloigner de ce voyageur qui finit par faire le vide autour de lui. Dans la voiture suivante beaucoup plus de monde bien sûr, pas de lecture.
    ...retour ligne 8 avec une foule flâneuse des fins d'après-midi.

    Mercredi 17 [152]
    20°C -9h10. Monté dans le métro en compagnie d'un groupe de filles volubiles. De toute évidence elles ne passent pas l'épreuve de philosophie (ce matin) et s'apprêtent à passer une joyeuse matinée d'excursion dans Paris - atmosphère légère des beaux jours, chaussures ouvertes et robes (oui, j'ai dit robes) légères. Puis, brusquement, un voyageur qui a oublié de descendre bouscule deux filles dont une manque de tomber...Un saxophoniste qui n'a pas vraiment la place de jouer monte Place de Clichy. A l'arrière la conversation des filles roule autour des bactéries (sic) et de Garance -probablement une des voyageuses- portrait: une chemise rayée rouge et blanc, une cravate club bleu-marine, un costume bleu foncé, une casquette grise rayée de blanc, des chaussures noires à lacets verts; sont-ce des fautes de goût ou bien une originalité particulière?
    ...erreur d'aiguillage pour la fin de journée. En tête de rame est affiché Asnières, sur le quai c'est St Denis et à l'intérieur de la rame l'éclairage des stations s'arrête à La Fourche. Je monte et m'assois. Lorsque j'arrive à La Fourche pas d'annonce [pour confirmer la direction] et nous partons sur St Denis. En descendant à Guy Moquet je ne manque pas d'interpeler le conducteur pour le lui signaler. Il s'excuse, il a les yeux rouges.

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