19.01.2012
Ouverture d'une librairie à Brest
Ce mardi 17 janvier, une librairie spécialisée dans la SF et les polars a ouvert. En cette période de crise, ce n'est pas si courant. Tous à la librairie Polarys, 22 rue Fautras à Brest (ouvert du mardi au samedi).
http://temps-de-livres.over-blog.com/article-ouverture-de-la-librairie-polarys-97309750.html
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24645
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13.01.2012
Marina Vlady
Marina Vlady est née le 10 mai 1938 à Clichy-la-garenne. Ses parents, des émigrés russes , son eux-même des artistes. Très jeune elle débute au cinéma. En 1954 elle joue sous la direction d'André Cayatte. En 1956 c'est Robert Hossein qui la dirige avant de partager sa vie. Elle tournera avec des réalisateurs aussi différents que Jean-Luc Godard, Orson Welles et Michel Deville. Elle joue également au théâtre et à la télévision. A partir de 1979 elle s'essaye, avec succès à l'écriture, d'abord avec ses soeurs, puis seule pour des récits autobiographiques et des romans.
La princesse de Clèves (1961) de Jean Delannoy avec Jean Marais
Falstaff (1965) d'Orson Welles avec Orson Welles et Jeanne Moreau
Sept morts sur ordonnance (1975) de Jacques Rouffio avec Michel Piccoli et Gérard Depardieu
Que la fête commence (1976) de Bertrand Tavernier avec Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle
Splendor (1989) d'Ettore Scola avec Marcello Mastroianni et Massimo Troisi
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12.01.2012
Compte-rendu de la réunion de bookcrossing du 10 janvier
Ce soir, nous avons été jusqu'à 17 mais j'ai eu l'impression que les conversations n'avaient vraiment pris forme qu'après l'arrivée des plats et du premier grand silence qui s'en est suivi. Nous avons parlé de la propreté de Taïwan, du Japon, des pelotes de laine au congélateur, de la propreté de la Suisse, des sources du Nil, de la salade Troyenne, des andouillettes aux cinq A , de l'accent de Bayrou, des vrais et faux proverbes, de la traversée de Paris couplée au Géocaching, de La traversée de Paris avec des valises remplies de cochon, des « éléments de langage », de Tataouine et de la Légion, du tournage de La guerre des étoiles et de la double trilogie vue dans l'ordre chronologique, de la naphtaline et de la réglisse, du champagne et des boudoirs, du grand diamètre de Paris et du marché d'Aligre. Rendez-vous, pour ceux qui veulent marcher, samedi 14 janvier à 13h, au métro Ranelagh (prononcer Ranela) . La salle du rez-de-chaussée était encore très animée lorsque nous sommes partis.
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13.12.2011
Eleanor Parker
Eleanor Parker est née le 26 juin 1922 dans l'Ohio. Elle suit des cours d'art dramatique à l'école de Pasadena Playhouse. On lui propose longtemps des seconds rôles jusqu'à ce qu'elle obtienne à Venise le prix d'interprétation en 1950 pour Femmes en cage de John Cromwell. Elle a été nommée trois fois aux Oscar sans jamais l'obtenir.
Scaramouche (1952) de George Sidney avec Stewart Granger et Janet Leigh
Quand la Marabunta gronde (1954) de Byron Haskin avec Charlton Heston
Mélodie interrompue (1955) de Curtis Bernhardt avec Glenn Ford
L'homme au bras d'or (1955) de Otto Preminger avec Frank Sinatra
La mélodie du bonheur (1965) de Robert Wise avec Christopher Plummer et Julie Andrews
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15.11.2011
Compte-rendu de la réunion de bookcrossing du 8 novembre
Il y avait une grève, sans compter ceux qui avaient oublié notre rythme de rencontre, le second mardi de chaque mois. Nous nous sommes retrouvés d'abord à quatre puis à sept, enfin à neuf dans la salle voutée du sous-sol. La conversation est partie dans toutes les directions (avec une pause au moment de l'arrivée des plats). Nous avons encore parlé du géocaching, des absents (Elj est à Lugano; brouillard et clochards), des recettes de cuisines et de ceux qui les font, du bordeaux et du bourgogne, du champagne en jéroboam, du ski de fond et des raquettes, du mont Blanc par H. B. de Saussure et du Kilimandjaro. Les livres installés près des toilettes sont partis comme des petits pains; Laure69 s'est laissée tenter par le volume 2 de la Dynastie des Forsyte. J'ai évoqué le cimetière de Highgate tandis que l'on me ventait l'Ecosse, ses cimetières, la forêt noire, le point de vue depuis la cascade de Neuschwanstein. Toute chose digne d'être vue ou revue. Il a encore été question d’éclipse totale, de suicide de sangliers et des desserts que nous n'avons pas commandés.
13:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.10.2011
Compte-rendu partiel du bookcrossing d'octobre
au petit Chatelet, Paris 1er
(…) j'étais en train de me promener dans Strasbourg, moi j'ai pas forcément envie de chercher, même s'il y a 50 mètres de décalage, alors c'était quoi, S.C.H.W.E.I. Alors, entre merde et cochon, GPS savait plus du tout, si tu es à 50 mètres près y a pas 50 poubelles, les gens après ils passent derrière toi, depuis que tu m'as quitté pour le blondinet, ça sert toujours les timbres, ça t'a pas fais rire mes J.E? J'ai fait un premier jet de libération, dans le 15ème, et puis surtout c'est tout plat, ah! t'étais content d'avoir les huit. J'aimerais bien que tu la suives pas de trop près, j'ai libéré huit bouquins, j'ai un de mes livres qui a été libéré, j'étais équipé, j'étais chez les zoulous, bobo « élégance du hérisson » ça se boboïse, en même temps, dans le 3ème, je sous-traite, alors si je veux qu'il soit un peu lu avant, dégoutant, vous avez le résultat du classement, elle est pas mal, tout le monde travaille dans la vie, au moment où tu libères moi je bosse. T'as toujours tes cheveux longs, y'a plein de jeux qui commencent tous à la fois, son fil était pas très structuré, elles sont d'accord, elle bazardait ses intervilles, on peut se reposer un petit peu, il va bien mais il est à Taïwan, ce qui est pas mal en soi, il reste du pain dans la corbeille à pain, du coup je vais arriver super tôt le mardi, je vais essayer de construire des projets avec les profs, où t'es au collège? Handicap c'est AVS, a peu près les mêmes statuts, elle vient plus notre hôtesse de l'air? C'est efficace les étagères, elle était bien la formation, tu travailles réellement, on n'a pas les mêmes goûts manifestement (...)
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30.09.2011
Un rubis en plein ciel

Ayant rejoint le bar du Raphaël on nous propose de monter sur la terrasse, au 7ème étage. Nous rejoignons l'endroit grâce au plus bel ascenseur de Paris et nous installons à une petite table, à gauche. De l'arc de triomphe doré de soleil et crépitant des flash des touristes où notre regard s'attarde jusqu'à Montmartre sur fond de ciel bleu et rose, jusqu'à la tour Eiffel sur la droite, il fait bon prendre l'air. De la ville monte une douce rumeur. Je commande un Rubis, cocktail de fruits rouges où le goût de la framboise domine. Au delà de la terrasse bordée de buis taillé de frais, la ville s'étire au soleil couchant.
Bar du Raphaël: Les jardins plein ciel, 17 avenue Kleber, M° Etoile
(n°39)
29 septembre 2011
17:25 Publié dans Bars des grands hôtels, recommandé par le Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.09.2011
Kim Cattrall, une actrice de coeur
Kim Cattrall est née le 21 août 1956 à Liverpool. Après des études d'art dramatique à Londres et New York elle débute au cinéma avec Otto preminger. C'est toutefois à la télévision qu'elle se fait connaître grâce à la firme Universal. Ses premiers films sont des pochades mais elle affirme bientôt des choix plus intéressants à partir des années 1990. Elle interprète ensuite le rôle de Samantha Jones dans la série Sex and the city, adaptée en 2008 au cinéma.
Masquerade (1988) de Bob Swaim avec Rob Lowe
Le bucher des vanités (1990) de Brian de Palma avec Tom Hanks et Bruce Willis
Star Trek VI (1991) de Nicholas Meyer avec William Shatner et David Warner
Sex and the city (2008)
The ghost writer (2010) de Roman Polanski avec Ewan Mc Gregor et Pierce Brosnan
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17.08.2011
Peter Falk, l'homme à l'imperméable (1927-2011)
Peter Falk est né le 16 septembre 1927 à New York où il séjourne jusqu'à la période de ses études secondaires, puis il s'essaye au théâtre. Il travaille un temps comme cuisinier dans la marine marchande. En 1953 il obtient une maîtrise de science politique, il postule alors pour travailler au FBI. Il entre à la télévision en 1957 et travaille, entre autre, sous la direction d'Alfred Hitchcock. A partir de 1968 il interprète, et ce à 69 reprises, le rôle de l'inspecteur Columbo. En 1970 il rencontre John Cassavetes avec qui il tournera plusieurs fois. Alternant cinéma et télévision il jouera pour Rob Reiner et Wim Werders.
Milliardaire pour un jour (1961) de Frank Capra avec Glenn Ford et Bette Davis
Husbands (1970) de John Cassavetes avec Ben Gazzara
Un cadavre au dessert (1976) de Robert Moore avec Alec Guinness et Peter Sellers
Les ailes du désir (1987) de Wim Wenders avec Bruno Ganz et Solveig Dommartin
Tante Julia et le scribouillard (1990) de Jon Amiel avec Keanu Reeves
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09.08.2011
Des livres pour l'été

Nouveau meet up du bookcrossing Paris ce soir au Petit Chatelet, au tout début de la rue St Denis. Il ne fait pas assez beau (une fois de plus pour un pique-nique. J'ai prévu de "lâcher" un polar très réussi, Le poète de Michael Connelly et 325.000 francs, un des meilleurs roman de Roger Vailland. Rendez-vous à partir de 19h dans la salle au sous-sol (et n'oubliez pas d'apporter les livres qui vous encombrent ou ceux dont vous voulez faire partager la beauté)
13:56 Publié dans bookcrossing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2011
Un Paris-Bangkok au Mandarin oriental
Jean-Michel Wilmotte a conçu un hôtel de 238 chambres, il vient d'ouvrir très récemment rue St Honoré. Passons le hall et sa moquette parsemée d’étoiles. J'arrive à la réception, éclairée par la cour intérieure. Je prends le temps de lever les yeux vers un plafond doré à la feuille puis je me dirige vers le bar, à la décoration inspirée par des années 1960. Le comptoir, de forme ovoïde, est éclairée par le cour où, nichés dans de petits massifs de verdure, on devine des tables et des parasols. La décoration, un camaïeu de bruns, est plutôt soignée. Parquet sombre, long canapé en cuir brun courant le long d’un mur courbe parsemé de pierres colorées. Je commande un Paris-Bangkok (coulis de framboise, ananas frais, jus de citron, sirop d’épices), c’est un régal…je reviendrai goûter à cette ambiance décontractée.
Bar du Mandarin oriental, 251 rue St Honoré, M° Concorde
(n°38)
5 juillet 2011
12:51 Publié dans Bars des grands hôtels | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.05.2011
Journal, 17
Mercredi 10 septembre 2008
L'exposition sur la Warner Bros à Beaubourg c'était lui! Jean-Loup Passek l'avait illustrée avec son propre fond photographique après avoir demandé en vain à la Warner des photos qu'il n'avait pas obtenues. Les avocats de la firme semblent s’être manifestés après le début de l'exposition. On pouvait y voir le jeans de James Dean, la statuette du Faucon maltais et l'agenda téléphonique de Jack Warner ouvert à la lettre G. G comme Gable.
Jean-Loup Passek a été directeur du Festival international du film de La Rochelle
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14.04.2011
Une histoire de bookcrossing
Mardi 12 avril, rendez-vous au Petit Châtelet, 9 rue St Denis, dans la salle du sous-sol. J’arrive à 18h30. Déjà trois personnes sont arrivées et une journaliste de La Croix est annoncée. Elle vient poser quelques questions pratiques sur les abandons de livre dans des lieux bien définis : parc, métro, gare, hôtel et ici sur les étagères de notre salle de réunion. Je n’ai pas beaucoup de temps pour cette première fois. Je dépose mon Bret Easton Ellis (Moins que zéro) et repars avec un Steeman (L’assassin habite au 21). J’ai eu le temps de côtoyer des gens forts différents et les livres abandonnés sont arrivés par brassées (Don quichotte, Les piliers de la terre…). Prochain rendez-vous le 2ème mardi du mois de mai.
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29.03.2011
Journal, 16
Lundi 8 septembre
En abordant l'épilogue de La force des choses je ne peux m'empêcher de songer à tous ceux qui ont un a priori sur Simone de Beauvoir sans l'avoir jamais lue: je devrais leur conseiller la lecture de ces quelques pages. Elles peuvent servir de préambule à la découverte de l'œuvre de Simone.
Découverte d’un film absolument délicieux, Christine, une adaptation de l'œuvre de Schnitzler où l’on voit pour la première fois le couple Alain Delon-Romy Schneider. Une élégance de sentiments qui rappelle les opérettes viennoises mais avec un final au couteau qui donne véritablement envie de lire le récit qui a inspiré le film. Christine est le remake d'un film de Max Ophüls, Libelei. Brialy, recommandé de façon élogieuse par Delon à la production, accompagne ce dernier à l'aéroport pour accueillir Romy Schneider. Delon ne parle pas un mot d'allemand, Brialy traduira, on connaît la suite...(informations puisées dans les mémoires de Jean-Claude Brialy)
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21.03.2011
Vues du mont Fuji

A Paris on s’évertue à photographier la tour Eiffel sous tous les angles. Au Japon il est une obsession artistique qui consiste à dessiner le mont Fuji depuis différents lieux (voir les estampes de la route du Tōkaidō et plus particulièrement la 13ème station, Hara, vue du mont Fuji). Parfois sujet central, parfois simple présence dans le fond du tableau, il veille avec sa coiffe blanche, lui qui ne s’est pas réveillé depuis le début du 18ème siècle, lui qui fait pâlir d’envie le Kilimandjaro, l’autre volcan qui a perdu sa couronne blanche.
Depuis une semaine, depuis le tremblement de terre du 11 mars certains évoquent son possible réveil…
http://fr.wikipedia.org/wiki/53_stations_du_T%C5%8Dkaid%C...
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10.03.2011
Journal,15
Lundi 25 août 2008
Je suis retourné sur le blog de Stéphane Darnat intitulé Le solitaire rature. Son dernier billet, prémonitoire, date du 2 juillet 2008. Il l’a intitulé Un nouveau départ. Il s’agit d’un extrait d'Accident nocturne de Patrick Modiano. Je remonte le temps jusqu'au 21 juin, l'avant dernier billet s'appelle Enquête en montagne. Le texte nous plonge dans l'atmosphère de la province au pied des Pyrénées, avec l'acceng, selon ses propres mots. Et le 10 juin une citation de Maurice Blanchot: « L'œuvre est solitaire: cela ne signifie pas qu'elle reste incommunicable... » Le 27 mai, L'art du Roman, le 26 mai il annonce la publication de son premier roman, Son absence. Son éditeur, Léo Scheer, propose des textes en ligne avec possibilité de les commenter.
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03.03.2011
Journal, 14
Jeudi 21 août 2008
La force des choses, tome 2, Simone [de Beauvoir] part pour le Brésil. Description des candomblés de Bahia, variante brésilienne du vaudou, puis elle évoque Brasília et Rio. Je ne peux m'empêcher de songer au film de de Broca qui, à quelques années de là, a montré les mêmes paysages. Dans L'homme de Rio il y a la baie de Copacabana et le Christ du Corcovado. Image du vide. Jean-Paul Belmondo en équilibre sur une corniche avec la baie en arrière plan. Il trébuche, se rattrape et pénètre par une fenêtre dans l'immeuble où Françoise Dorléac est retenue prisonnière et droguée par ses ravisseurs.
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03.02.2011
Une banale histoire
Hier soir (jeudi 27 janvier) au théâtre de l’Atelier, une révélation. La prestation de Jean-Pierre Darroussin m’a surpris par la profondeur de son jeu. Certes, dans Dialogue avec mon jardinier, le film de Jean Becker, il abordait déjà un personnage d’une plus grande densité. Il y était différent, me semble-t-il de ce qu’il avait montré dans l’univers de Guediguian. Avec Une banale histoire (adapté de Tchékhov par Marc Dugain) j’ai passé une délicieuse soirée à suivre cette histoire de vieux professeur d’université face à ses derniers choix.
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17.01.2011
Toute passion abolie

L’histoire s’ouvre sur le portrait et la mort d’un très vieil aristocrate anglais ; on comprend que ce ne sera pas un roman comme les autres. Portrait puis éloge du défunt mari nous amènent tout naturellement au portrait de lady Slane puis à la peinture de ses enfants, tous d’un âge avancé et tous antipathiques. Contre toute attente la vieille dame refuse d’accepter ce qu’on a prévu pour elle. Depuis tant d’années n’a-t-elle pas fait exactement ce que lui demandait son mari. Maintenant elle décide seule et quitte la maison devenue trop grande. Elle ne va pas vivre chez ses enfants, ils l’exaspèrent, mais seule, avec sa domestique française elle part s’installer à Hampstead Heath.
Le propriétaire semblait attendre cette locataire de dernière heure. Il s’en fait une amie. Elle acceptera de recevoir avec autant de plaisir l’entrepreneur chargé d’aménager cette demeure et de la rendre plus confortable. Ces deux messieurs viennent lui rendre visite jour après jour, jusqu’à l’arrivée d’un homme qu’elle a croisé autrefois en Inde. Elle avait effacé de sa mémoire l’histoire qui a failli naître entre eux. Avec ce roman Vita Sackville-West, dont Virginia Woolf fait l’éloge, c’est une peinture incisive de l’ère victorienne qui nous est proposée. La veuve se débarrasse d’un carcan désormais trop lourd à porter. La femme, surtout lorsqu’elle se sent artiste, trouve la force de repousser ce fatras d’obligations pour vivre enfin en femme libre.
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11.01.2011
Que lisez-vous en ce moment?
Je suis en train de terminer le roman de Vita Sackville-West (Tout passion abolie), l’étonnante histoire d’une très vieille dame qui, après la mort de son époux, presque détachée de tout, renoue avec de vieux souvenirs. Le livre est encensé par Virginia Woolf qui n’était pas insensible aux charmes de l’auteur…
Et vous, que lisez-vous en ce moment ? Envoyez-moi un mail afin que je sache dans quelles directions volent vos pensées.
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28.12.2010
Journal,13
Mercredi 20 août 2008
Découverte sur Internet d'un article du blog des Éditions Léo Scheer annonçant la mort d'un jeune auteur, Stéphane Darnat, dont j'avais fait la connaissance lorsqu'il travaillait aux Éditions Plon. J'ai découvert qu’il tenait un blog où il avait publié plusieurs textes très personnels. La nouvelle de sa disparition m'a pétrifié, il n’avait que trente quatre ans.
C. avait pour locataire un garçon qui travaillait alors comme correcteur chez Plon. Elle m'a proposé de prendre contact avec lui. J’envoyais à Stéphane Darnat des contes et quelques nouvelles. Il me répondit assez vite, me donnant rendez-vous chez l'éditeur place St Sulpice. Je montais jusqu'au dernier étage de l'immeuble qu'occupent les Éditions Plon. Il me reçut dans un petit bureau. Une seule nouvelle l’avait intéressé, il souhaitait que je la développe. Était-ce le côté macabre qui l’avait attiré ? Sans répondre à son attente je lui adressais d'autres textes ayant le même thème et que je voulais regrouper.
Du fait de la lenteur de mon travail il se passa plusieurs mois avant que je trouve une raison valable de le contacter à nouveau. Lorsque l'on se revit, il avait, un nouvel employeur. L'entretien eut lieu dans un café de la place St Sulpice. Je continuais à travailler sur ma série de nouvelles. Mon travail laborieux repoussa plus loin l'entretien suivant qui eut lieu dans un café de la rue de Valois où je le vis une dernière fois. Je me décidais enfin à lui faire lire mon manuscrit sous une forme plus achevée. Je téléphonais à l'hôtel où il était descendu, dans les Pyrénées, pour avoir confirmation de son adresse. Quelques jours plus tard je reçus un mail de lui (...) Je décidais de ne plus l'importuner quoi qu'il m'en coûte. Un doute allait planer un certain temps sur ce manuscrit bancal que j’ai fini par abandonner.
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13.12.2010
Un framboisia au Lutétia
Pour les fêtes de fin d’année le Lutétia s’est paré de mille feux. En pénétrant dans le salon principal, celui du bar, redécoré pour l’occasion, je retrouve l’atmosphère feutrée de ma première visite. Le pianiste n’est pas encore arrivé mais toutes les tables sont déjà occupées. Nous sommes invités à patienter au bar avant que l’une d’elles ne se libère. Ensuite on nous installe près du piano. Je déguste longuement un cocktail à la framboise tandis que dans un salon tout proche on devine une réception d’où fusent les applaudissements.
Bar du Lutetia, 45 boulevard Raspail, M° Sevres-Babylone
(n°37)
9 décembre 2010
* du 1er décembre 2009 au 31 décembre 2010 l'hôtel Lutétia célèbre ses 100 ans.
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26.11.2010
Lacroix et la manière
On l’aura remarqué, Christian Lacroix est passé à bien autre chose depuis son désaccord avec Bernard Arnault. Récemment on l’a vu redécorer trains, tramways et hôtels. Dans un article remarquablement écrit du blog de Jacobinette il décrit sa passion pour les livres de poche depuis que, dans son enfance, deux livres ont imprimé leurs illustrations dans sa mémoire. Il explique son envie d’habiller ces livres qu’on appellerait démodés si l’on n’en connaissait le contenu. Emma, Lettre d’une inconnue, A l’ombre des jeunes filles en fleurs, Une vie, Alice aux pays des Merveilles, Toute passion abolie, Tendre est la nuit, La princesse de Clèves, Carmen, sont autant d’œuvres marquantes, donc indispensables. Il y a, avec cette édition, un plaisir évident à avoir entre les mains des livres aux jaquettes chatoyantes...
http://jacobinette.canalblog.com/archives/2010/11/16/1962...
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18.11.2010
Journal, 12
Samedi 16 août 2008
Visite de l'abbaye de Cîteaux. Grande propriété longeant la Départementale, protégée de celle-ci par un long mur de pierre. Au sud, les bâtiments sont visibles de la route de Nuits-Saint-Georges. Comme à Port Royal, la destruction du site est importante, le monastère ayant servi de carrière après sa confiscation sous la Révolution. Il faut beaucoup d'imagination pour recomposer un ensemble cohérent dont il ne reste que deux corps de bâtiments et un jardin de simple adossé à l'ancienne ferme. Les moines paysans travaillèrent la terre après avoir renoncé à vivre des taxes. Ils possédaient des vignes (Clos Vougeot et Meursault) ils les ont perdues en même temps que le domaine. Les vignes les avaient probablement enrichis, les révolutionnaires ne s'y sont pas trompés.
Ce soir, à l'issue de la visite, qui se souviendra de Robert, abbé de Molesme et fondateur de l'ordre des Cisterciens en 1098? Nous sommes passés à la dégustation du vin de Morey-Saint-Denis, discrète commune enchâssée entre Chambolle-Musigny et Gevrey-Chambertin. Son vin n'y est pas moins bon qu’ailleurs ; Napoléon n'y a pas fait halte, faute de général d'Empire à visiter sur ses terres.
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10.11.2010
Journal, 11
Dimanche 10 août 2008
J'ai feuilleté une partie de la matinée le guide de Rome acheté hier. Accumulation de noms et de lieux avec lesquels j'essaye de me familiariser. Ils ne m'évoquent ni Stendhal ni Chateaubriand.
Retour vers Paris. Dans le train je me replonge dans le journal de Simone à Rome. Elle lit un ouvrage de Jones sur Freud, hystérie et transfert. Est-ce en relation avec le projet de Sartre?
J'ai découvert la psychanalyse au cinéma avec Freud, passion secrète de John Huston et La maison du docteur Edwards d'Alfred Hitchcock, film plus accessible. La réussite de ce dernier est due aux talents combinés d'Hitchcock, de Gregory Peck et d'Ingrid Bergman. Cette dernière y incarne le désarroi d'une infirmière qui doit prendre en charge un médecin névrosé. Le développement sur le rêve et la culpabilité me semble ici particulièrement bien amené (...)
13:36 Publié dans Journal (extraits) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













